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Lauret : "En seconde période, on a senti que les Anglais étaient plus bas que terre"

Lauret : "En seconde période, on a senti que les Anglais étaient plus bas que terre"

Le 11/03/2018 à 10:32Mis à jour Le 11/03/2018 à 20:33

Omniprésent en défense, le troisième Wenceslas Lauret a une nouvelle fois été précieux dans le jeu au sol. Le joueur du Racing 92 revient pour nous sur ce combat hors norme face aux Anglais (22-16).

Rugbyrama : En terme d’intensité, ce match est-il le plus dur que vous ayez joué en équipe de France ?

Wenceslas Lauret : Le plus dur, ça reste les All Blacks. Mais c’est du même gabarit que les All Blacks. C’est un jeu basé sur le défi physique. Aujourd’hui, ils nous ont proposé ce jeu mais on a répondu présent en terme de défense. La réponse collective nous a fait gagner le match. Il fallait les clouer au sol pour les empêcher d’avancer.

La défense est vraiment la clé de votre succès ?

W.L : On a également su jouer, écarter le jeu, les déplacer. On a quelques occasions qu’on n’arrive pas à mettre au fond mais on sent qu’on les met à mal. Il faut être plus patient proche des lignes. Mais dans le contenu, c’est bien.

Vous vous dites quoi dans les dernières minutes du match ?

W.L : On se dit que ça fait chier (sourire). Mais finalement, on s’accroche. On ne veut pas perdre à nouveau le match. On se dit qu’il faut tout donner. On joue la faute, l’en-avant, ce qu’on peut jouer. Et toujours être costaud, avoir une défense de fer pour les empêcher de passer.

Ben Teo (Angleterre) vs Bastareaud (France)

Ben Teo (Angleterre) vs Bastareaud (France)Icon Sport

" Les mecs se sont envoyés comme des chiens… "

Quand Lionel Beauxis manque son dégagement en touche, vous pensez à la défaite ?

W.L : Au début, on se dit que le ballon sort et finalement, il ne sort pas (rires). On se dit que ce n’est pas possible. Après, les mecs ont fait le boulot sur le terrain et se sont envoyés comme des chiens. Ils ont défendu tout ce qu’ils pouvaient. Tout le monde a mis sa pierre à l’édifice.

Vous avez eu le sentiment que les Anglais commençaient à douter à force de buter sur votre défense ?

W.L : En seconde période, on a senti qu’ils étaient plus bas que terre. Si on marquait, on pouvait vraiment marquer le coup. Mais la patience nous a fait défaut. Ça les a remis dans l’avancée. Pour l’avenir, il faut concrétiser nos temps forts.

Vous pensez être capable de reproduire un tel match le week-end prochain au pays de Galles ?

W.L : C’est un match de rugby, tout est possible. On a su le montrer aujourd’hui. On pourra le rééditer à Cardiff. C’est à notre portée. Il faut se donner les moyens d’y arriver.

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