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Le fond de terrain à la relance

Le fond de terrain à la relance

Le 21/02/2018 à 17:56

Exit Palis-Thomas-Vakatawa, le triangle arrière tricolore sera formé par Hugo Bonneval, Rémy Grosso et Benjamin Fall vendredi soir à Marseille. Un choix contraint pour le staff mais qui va offrir aux joueurs rappelés une chance de montrer qu'ils ont leur place.

C'est l'un des principaux enseignements de la composition livrée par Jacques Brunel mercredi matin : le sélectionneur des Bleus a décidé de changer tout son fond de terrain pour tenter de remporter la première victoire de son mandat. Bonneval, Grosso et Fall viennent remplacer Palis, Thomas et Vakatawa.

Vakatawa (France)

Vakatawa (France)Icon Sport

On sait que l'ailier du Racing 92 a été suspendu après les incidents survenus à Edimbourg. En revanche, l'absence de l'arrière castrais n'a rien à voir avec sa blessure à l'arcade contractée en Ecosse, selon le technicien : "Il ne s'est rien passé à Edimbourg, a-t-il cadré devant les journalistes. Geoffrey a fait deux matchs sur lesquels il a montré des qualités, mais il ne s’est pas non plus imposé totalement. C’est pourquoi nous avons voulu voir Hugo Bonneval sur ce poste-là. Il manque certes encore un peu de rythme, mais n’a pas eu de difficulté particulière sur les entraînements. Il est capable de jouer."

Brice Dulin (XV de France) - juin 2017

Brice Dulin (XV de France) - juin 2017Icon Sport

Le Toulonnais (27 ans, 9 sélections) a disputé quinze matchs cette saison. Il connaîtra la troisième titularisation à l'arrière de sa carrière internationale après celles en Australie (2014) et en Argentine (2016). Plutôt utilisé à l'aile en bleu (six matchs sur neuf), il était entré en numéro 15 lors du match nul contre le Japon en juin. Il se voit offrir une chance de briller avant le retour attendu de Brice Dulin contre l'Angleterre.

" Des places doivent être prises (Jacques Brunel)"

Si Palis n'a pas complètement convaincu, c'est encore moins le cas de Virimi Vakatawa, passé à côté de ses rendez-vous avec l'équipe de France ces derniers temps. L'ailier du Racing 92 (25 ans, 17 sélections) n'avait pu se racheter de sa tournée manquée en Afrique du Sud lors des tests de novembre pour lesquels il avait dû déclarer forfait. Il ne l'a pas non plus fait oublier lors des deux premiers de ce Tournoi 2018. Celui qui n'a jamais été remplaçant en 17 sélections a déçu. Brunel ne le cache pas : "Ses performances étaient plutôt surprenantes, on attendait beaucoup mieux de lui. Il a montré des difficultés, et peut être besoin de se régénérer physiquement."

Jacques Brunel

Jacques BrunelIcon Sport

C'est Benjamin Fall (28 ans, 7 sélections) qui lui a été préféré. En vue sous le maillot montpelliérain cette saison, il fait son retour cinq ans après sa dernière cape, contre l'Angleterre en 2013. Son punch, mais aussi son assurance sous les ballons hauts, sont attendus par le staff, qui offre clairement une chance de briller à ces rappelés dans le groupe.

Rémy Grosso (XV de France) face au Canada - le 1er octobre 2015

Rémy Grosso (XV de France) face au Canada - le 1er octobre 2015Icon Sport

Ce sera aussi le cas de Rémy Grosso (28 ans, 1 sélection). Après un début de saison mitigé avec Clermont, l'ancien Castrais affiche une belle forme depuis quelques semaines et bénéficie d'une opportunité en or de retrouver le maillot tricolore, qu'il a porté une seule fois, lors du Mondial 2015 contre le Canada. Sa puissance et sa capacité de perforation pourraient être des atouts très précieux même s'il ne sera pas facile de faire oublier Teddy Thomas, serial marqueur des Bleus durant ce Tournoi.

Teddy Thomas - France

Teddy Thomas - FranceIcon Sport

Ce trident arrière un peu inattendu fait en tout cas partie des points d'intérêt de ce match contre l'Italie : "J’attends qu’il nous amène de la sécurité dans certains moments, de la prise d’initiatives dans d’autres, de l’enthousiasme tout au long de la partie. Comme je l’ai dit, des places doivent être prises. Certains ont l’opportunité de pouvoir s’exprimer et prendre la place qui leur est proposée", a prévenu Jacques Brunel. On avait bien compris le message...

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