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Lauret : "Les sourires reviennent"

Lauret : "Les sourires reviennent"

Le 26/02/2018 à 18:06Mis à jour Le 27/02/2018 à 08:13

Titularisé lors des trois premières journées du Tournoi des 6 Nations, le troisième ligne de Racing 92 profite de son nouveau statut, tout en étant conscient que le plus dur est à venir...

Rugbyrama : Wenceslas, après huit matchs sans victoire, on imagine que celle acquise aux dépens de l'Italie vous fait beaucoup de bien ?

Wenceslas Lauret : Le compteur est resté bloqué trop longtemps... Il aurait pu être débloqué contre l'Irlande ou l'Écosse, car nous sommes pas passés loin, mais il ne l'a pas été. Il y avait donc forcément une pression particulière face à l'Italie. Nous ne pouvions pas passer à côté. Tant pour l'affaire (ndlr la sortie d'Édimbourg) que les derniers résultats. Il fallait à tout prix montrer une autre image de l'équipe de France, pour attester de notre envie, de notre rage de vaincre. Il fallait également montrer que tout ce qui a pu se produire, appartient bien au passé et que le XV de France va de l'avant.

Yacouba Camara (France) vs Italie le 23/02/2018

Yacouba Camara (France) vs Italie le 23/02/2018Icon Sport

Aviez-vous perdu cette volonté de bien faire ?

W.L. : Absolument pas. Nous avons toujours eu la rage de vaincre. Malheureusement nous avons joué de malchance, et ça ne pouvait pas continuer. Toute la semaine nous avions donc insisté sur la discipline, qui nous a coûté les deux premiers matchs. Le groupe se disait "c'est pas possible, on ne peut pas recommencer". Je le répète, nous voulions montrer autre chose, un autre visage. Il s'est passé des choses en dehors, mais nous voulions donner une réponse sur le terrain. Car c'est la seule vérité.

La victoire acquise, on imagine que ça fait du bien au groupe...

W.L. : Quand on gagne forcément, les sourires reviennent. Maintenant cette victoire n'est pas une fin en soi. Il nous reste deux matchs, et notamment un contre les Anglais. Puis nous sommes conscients que tout n'a pas été parfait et qu'il reste des choses à corriger...

Fin de match entre la France et l'Italie

Fin de match entre la France et l'ItalieIcon Sport

Est-ce que cette victoire va vous apporter des certitudes, à l'heure de préparer l'Angleterre, qui est, malgré sa défaite contre l'Écosse, au dessus de la mêlée ?

W.L. : Personne n'est vraiment au dessus du lot ! On a vu les Écossais faire une très grosse partie contre les Anglais. Je pense que ces derniers ne s'attendaient pas à une telle adversité et à ce que les Écossais soient aussi engagés, conquérants, leurs fassent aussi mal et les fassent tant reculer. Donc je pense sincèrement que toutes les équipes ont une carte à jouer. Seulement, nous devrons répondre présents au bon moment.

Cette victoire écossaise est-elle rassurante ou inquiétante pour le XV de France ?

W.L. : C'est rassurant pour la suite. On se dit que nous aussi on peut gagner ce match contre l'Angleterre. D'ailleurs nous devons le gagner. D'une part parce que c'est à domicile, et d'autre part parce que ce sont les Anglais (sourire). C'est un match où il va falloir tout donner. Jouer à 200% pour remporter nos duels et la victoire.

Huw Jones célébrant son essai contre l'Angleterre

Huw Jones célébrant son essai contre l'AngleterreIcon Sport

Vous qui avez disputé un Crunch lors du Tournoi 2016, qu'est-ce que ce match a de si particulier ?

W.L. : J'étais remplaçant, alors je ne peux pas forcément en parler. Je me rappelle simplement que par rapport à l'ambiance, et à l'état d'esprit de chaque joueur, c'était un match de phases finales. C'est un match extrêmement important, pour les supporters comme les joueurs. Il y a une rivalité que l'on connait tous, et c'est un match que les deux équipes veulent à tout prix gagner. Entre les Anglais et nous, c'est culturel. Depuis tout petit, on nous rabâche "les Anglais ceci, les Anglais cela", et ça a toujours été comme ça. Maintenant ça fait partie de nous, de l'identité française et on se dit "les Anglais, quand il faut les taper, il faut les taper".

Personnellement, après trois titularisations, avez-vous le sentiment d'être installé dans ce XV de France ?

W.L. : En équipe de France on n'est jamais titulaire indiscutable. Personne n'est jamais installé. Tout passe par les performances et notre capacité à évoluer dans le collectif. Et il est important de toujours savoir se remettre en question. Aujourd'hui j'ai la chance d'avoir la confiance des coachs, et j'essaye de ne pas les décevoir.

Wenceslas Lauret (France) face à Sergio Parisse (Italie)

Wenceslas Lauret (France) face à Sergio Parisse (Italie)Getty Images

Malgré tout, avez-vous le sentiment d'avoir franchi un pallier ?

W.L. : Je ne sais pas, j'essaye simplement de reproduire les performances qui sont les miennes en club. La différence c'est que, plus que par le passé, le staff me laisse de la liberté.

Enfin, ressentez-vous une pression quant à la liste qui va tomber en fin d'après-midi, qui dévoilera le groupe qui préparera l'Angleterre ?

Pas du tout, si j'y suis, je serai content, je travaillerai. Sinon je retournerai en club. Mais aujourd'hui j'ai un état d'esprit différent, car j'ai fait pas mal d'allers-retours. Je me dis "tant que je suis avec le groupe, je croque et je fais en sorte d'y rester" et si je ne suis pas appelé, je travaillerais pour l'être à nouveau.

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