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L'Ecosse prie pour Russell

L'Ecosse prie pour Russell

Le 23/02/2018 à 15:43Mis à jour Le 24/02/2018 à 17:36

L'ouvreur de Glasgow n'a pas été bon contre la France, mais son coach ne lui en a pas tenu rigueur.

L'Ecosse n'a plus battu l'Angleterre depuis dix ans, ça remonte donc en 2008 et ce fut un duel de buteurs avec Paterson d'un côté et Jonny Wilkinson de l'autre. Cette Ecosse-là n'était pas spécialement talentueuse, moins en apparence que celle de 2018.

2011 Rugby WC Ecosse Paterson

2011 Rugby WC Ecosse PatersonIcon Sport

Mais les Ecossais ont tiré des enseignements de leur succès face à la France, le premier c'est que leur ouvreur Finn Russell est un joueur d'instinct, capable du pire comme du meilleur. Il n'a pas fait un gros match face aux Bleus avec une série de gestes ratés et d'inspirations discutables. Mais Greg Townsend a décidé de lui maintenir sa confiance, sans doute parce que les alternatives ne sont pas légion, la solution la plus évidente aurait été de faire passer Laidlaw à l'ouverture comme ce fut le cas en fin de match contre la France. Mais aussi parce que Russell conserve ce potentiel d'attaquant qui peut traverser des moments de grâce par ses passes, sa prise rapide de la ligne d'avantage et ses crochets..

Finn Russell (Ecosse) vs Pays de Galles le 03/02/2018

Finn Russell (Ecosse) vs Pays de Galles le 03/02/2018Icon Sport

Et tant pis, si les Anglais ont promis qu'ils le viseraient pour éprouver sa défense d'abord, mais c'est un classique, puis pour lui faire perdre son sang-froid et ses moyens. Ce ne sera pas facile de surmonter ça pour le joueur de Glasgow, et du Racing dans le futur. Mais Townsend ne veut pas jouer petit bras et débuter la rencontre en baissant les yeux face à son voisin du sud. Il pense que son équipe peut retrouver l'euphorie offensive de l'automne et pour ça, le fantasque Russell est indispensable.

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