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L'antisèche : ces courageux ont mérité leur délivrance

L'antisèche : ces courageux ont mérité leur délivrance

Le 10/03/2018 à 22:10Mis à jour Le 11/03/2018 à 13:15

Héroïques en défense et malgré quelques frayeurs dans les ultimes minutes, les Bleus sont parvenus à faire totalement déjouer leurs adversaires anglais pour s'offrir un succès de prestige (22-16) et leur infliger un deuxième revers d'affilée pour la première fois de l'ère Eddie Jones. Voilà qui fait du bien.

Le match : des Anglais impuissants

C’est finalement une constante depuis le début de ce Tournoi des 6 Nations. Irrésistible depuis deux ans, le XV de la Rose apparaît davantage en difficulté ces dernières semaines. Surtout quand il perd le combat du sol. Ce fut encore le cas ce samedi. Face à une équipe française héroïque, les Anglais ont semblé en panne de solutions sur le plan offensif. Ce sont pourtant eux qui ont eu la possession du ballon, surtout dans le premier acte. À cet instant, dans les rang des Bleus, on craignait d’ailleurs de vivre le remake de l’Irlande. Mais, cette fois, les hommes de Jacques Brunel n’ont pas flanché. Menés 3-9 à la demi-heure de jeu, ils sont petit à petit revenus au score avant de carrément prendre le dessus sur leurs adversaires.

George Ford (Angleterre) vs France

George Ford (Angleterre) vs FranceIcon Sport

Des visiteurs, sans imagination, qui ont multiplié les temps de jeu devant la défense française mais ont constamment buté dans le mur. Jusqu’à perdre le fil et laisser logiquement les coéquipiers d’un Guilhem Guirado exemplaire, à l’image de Yacouba Camara ou Rémy Grosso, assurer le succès d’envergure qu’ils attendaient depuis très longtemps. Même si, en fin de rencontre, le banc anglais a métamorphosé le visage de leur formation et permis de relancer le suspense avec l’essai de Jonny May (74e). Trop tard.

Camara (France) vs Angleterre

Camara (France) vs AngleterreIcon Sport

Le moment qui aurait pu tout changer : Beauxis ne trouve pas la touche

Quel final ! Quand Lionel Beauxis a converti la cinquième pénalité française, à la 78e minute, portant le score à 22-16, les Bleus pensaient sûrement avoir fait le plus dur. C’était sans compter sur l’abnégation anglaise. Trois minutes plus tard, les partenaires d’Owen Farrell jouaient une pénaltouche à cinq mètres de l’en-but. Un lancer trop long et le match était gagné… Sauf qu’à la réception, et dans la précipitation, le même Beauxis ne trouvait pas la touche, ne mettant pas fin aux débats. Ce qui a offert une ultime chance au XV de la Rose qui a réussi à se procurer une autre pénaltouche. Heureusement, les troupes d’Eddie Jones ne sont pas parvenus à franchir la ligne.

Le tournant : l’essai de pénalité français (49e)

Assurément, cette minute a changé le cours des événements au Stade de France. Le score était encore de 9-9 et, depuis le retour des vestiaires, les Bleus étaient en train de prendre la mesure de leurs meilleurs ennemis. C’est alors que le capitaine Guilhem Guirado s’extirpait d’un regroupement pour charger et s’inviter dans les 22 mètres anglais. Les Anglais à la faute, l’arbitre donnait un avantage aux Français.

François Trinh-Duc en profitait pour renverser le jeu au pied et chercher Rémy Grosso sur son aile. Ce dernier déviait le ballon pour servir Benjamin Fall, lequel s’en allait marquer quand il fut arrêté de manière illicite par l’arrière Anthony Watson. Après visionnage de la vidéo, le directeur de jeu lui infligeait un carton jaune pour plaquage haut et accordait surtout un essai de pénalité au XV de France.

La satisfaction : une défense héroïque

S’il est un secteur sur lequel les Bleus ont construit leur victoire, c’est bien la défense. Celle-ci fut tout simplement exceptionnelle. Dans le premier acte déjà, quand le XV de la Rose monopolisait pourtant le ballon. Et, encore dans les dernières minutes alors que les Anglais lançaient de nouveaux assauts, les Français ont sans cesse repoussé leurs adversaires. Ceci grâce à un système collectif parfaitement maîtrisé mais aussi à des comportements individuels agressifs.

Ben Teo (Angleterre) plaqué par Mathieu Bastareaud (France)

Ben Teo (Angleterre) plaqué par Mathieu Bastareaud (France)Icon Sport

Au-delà, à l’image d’un Mathieu Bastareaud encore impressionnant dans ce domaine, les joueurs de Jacques Brunel ont été extrêmement efficaces dans le jeu au sol avec de nombreux ballons grattés.

Le point noir : une conquête en souffrance

C’est finalement en conquête que les Français se sont montrés les plus décevants. Globalement dominés en touche avec quatre lancers contrés au total, dont les trois premiers de la rencontre, les Bleus ont peu à peu rectifié le tir dans les airs. En revanche, la mêlée a bien été le gros point noir du jour. Dans ce secteurs, ils ont été pénalisés à trois reprises…

Trois sanctions à l’encontre du pilier droit Rabah Slimani. Dans le collimateur dans arbitres internationaux depuis près de deux ans, le Clermontois n’a pas rassuré. Et cela peut s’avérer problématique pour l’avenir. En tout cas, voilà qui peut expliquer le manque de munitions françaises à certains moments du match.

Le chiffre : Machenaud encore impérial au pied

Face aux perches, Maxime Machenaud est en train de réaliser un très grand Tournoi. Ce samedi, il fut encore auteur d’un 100 %, avec quatre pénalités converties. Dont une très précieuse à la 63e minute alors qu’il était pourtant en position délicate. Le buteur des Bleus confirment ainsi son statut de meilleur réalisateur de la compétition. Surtout, le Racingman n’a raté qu’un seul coup de pied en quatre matchs. Du grand art.

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