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Et à la fin c'est l'Angleterre qui gagne

Et à la fin c'est l'Angleterre qui gagne

Le 10/02/2018 à 19:38Mis à jour Le 10/02/2018 à 20:18

A domicile, dans le mythique stade de Twickenham, l'Angleterre remporte son deuxième match du Tournoi 12 à 6 face à des Gallois qui ne sont finalement pas passés loin d'un exploit. Le Pays de Galles ont perdu tout espoir de Grand Chelem.

Les "Swing Low Sweet Chariot" ont résonné à Twickenham, d’abord pour accompagner les mouvements d’un XV de la Rose qui a encore déroulé un jeu léché et séduisant sur la majeure partie du match. Puis ils ont permis de tenir face au retour du XV du Poireau en fin de rencontre, dominé une bonne partie du duel mais qui n’a jamais rien lâché pour offrir un spectacle haletant. L’écart final de 6 points reflète parfaitement la physionomie de cet affrontement attendu qui a livré toutes ses promesses, un vrai match de haut niveau.

Que ce soit dans la capacité de George Ford et d’Owen Farrell de se trouver les yeux fermés dans les rangs anglais, ou bien dans les initiatives d’Hadleigh Parkes et la détermination d’un Rhys Patchell sollicité (et ciblé) du côté gallois, il y a eu mille raisons de prendre du plaisir. Et le final de cette "finale" officieuse a eu son côté dramatique, à l’image de deux actions manquées par le Pays de Galles par Steff Evans (75’) et surtout Scott Williams (62’), sur un 4 contre 1. Mais l’Angleterre d’Eddie Jones montre qu’elle est plus que jamais au dessus.

Le "May Day" des Anglais

Son succès, elle le doit à son efficacité. Et au doublé de Jonny May. Sur sa première sortie de camp après la réception du coup d’envoi, le XV de Rose file à dame au bénéfice d’un coup de pied parfait de Farrell dans le champ profond et exploité une première fois par l’ailier (3’), puis il y a ce travail après-contact de Launchbury après une séquence à plus de 30 phases et donc à la nouvelle conclusion de May (20’). Des mots clés comme vitesse, volume, physique résument parfaitement le jeu de cette Angleterre capable d’asphyxier son adversaire.

Il n’y a pas eu pléthore d’occasions mais beaucoup de gestes de grandes qualités, que ce soit dans cette fameuse bataille des rucks pour venir gratter des ballons, ou bien dans l’alternance avants et trois-quarts. Les défenses ont pris le pas sur les attaques, sans pour autant que ce soit synonyme de frustration. Bien que privé de Leigh Halfpenny, le Pays de Galles n’a jamais rompu et son bonus défensif est logique, au bénéfice de deux pénalités de Gareth Anscombe (24’ et 76’). Et pendant ce temps, c’est l’Irlande qui conserve la tête.

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