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Dans les coulisses d’un "Crunch" historique

Dans les coulisses d’un "Crunch" historique
Par Rugbyrama

Le 11/03/2018 à 20:16Mis à jour Le 12/03/2018 à 15:54

Dans son édition du 12 mars 2018, Midi-Olympique, analyse, dissèque explique sur 16 pages la victoire des Français sur l’Angleterre (22-16) de samedi soir au Stade de France. L’occasion aussi de se projeter sur un futur qui peut s’avérer prometteur.

Ils sont où, les pisse-vinaigres ? Andy Goode et son coffre à poulet, sous-entendant la semaine dernière que Mathieu Bastareaud était trop gros pour évoluer au plus haut niveau ? Ou ce marchand de tapis de Clive Woodward, fracassant entre deux ménages la "pire équipe de France" qui lui ait été donnée de voir ? Et ce bachi-bouzouk de Brian Moore, martelant sur les ondes que le mouroir du Top 14 ne préparait en rien ses paroissiens aux joutes internationales ? Tous enterrés, visiblement, avec la dépouille encore fumante de Luke Cowan-Dickie, triste auteur de l’ultime en-avant du match, cette balourdise qui fit tout à la fois hurler de bonheur Rémy Grosso, chialer de joie Mathieu Bastareaud et, plus globalement, exploser un stade que l’on n’avait pas vu dans un tel état de transe depuis des mois, que dis-je, des lunes…

Machenaud et Bastareaud (France) vs Angleterre

Machenaud et Bastareaud (France) vs AngleterreIcon Sport

Franchement ? On ne sera pas assez sots pour assurer que cette soirée du 10 mars 2018 a totalement donné tort à Goode, Moore ou Woodward, balayé la nuée de doutes qui entourait jusque-là le XV de France et transformé les mal-aimés d’hier en de possibles champions du monde, demain. Mais diable, cette victoire sur un XV de la Rose soudainement jeté de la deuxième à la troisième place du classement mondial est à ce point jouissive qu’il serait inconvenant, voire carrément vulgaire, de ne pouvoir surfer dessus pendant au moins une semaine. "Y a d’la joie !", se marrait le grand "Vahaa" dans les entrailles du Stade de France. "Je ne me rappelle pas avoir déjà été aussi heureux", ajoutait Tauleigne, la carrosserie à peine bosselée par ce pancrace de 80 minutes à ce point tempétueux qu’il eut tour à tour la peau de Bonneval, Guirado et Hugues.

Marco Tauleigne (France) vs Angleterre

Marco Tauleigne (France) vs AngleterreIcon Sport

Car mille sabords, ce France - Angleterre a quand même de quoi nous réconcilier avec le sport moderne, triste monde où, quelques heures plus tôt, deux Montpelliérains en étaient venus aux mains à l’échauffement, quand les supporters du LOSC agressaient des joueurs de leur propre équipe ou qu’un babouin de Corrèze malmenait la maman de Benjamin Kayser, en marge de ce derby qui n’en est finalement pas un. Le Crunch ? C’était bon, c’était beau et, au bout du bout, cela donnait raison à Jacques Brunel, qui au soir d’une cruelle défaite face à l’Irlande avait juré que son équipe n’était pas "aussi loin des meilleurs" qu’on aurait pu alors le penser. "Je ne vais pas vous mentir, concède aujourd’hui Jean-Baptiste Elissalde. L’animation offensive manque encore d’allant et les choix de jeu ne sont pas toujours ceux qu’ils devraient être. Mais ces mecs compensent leurs maladresses par un cœur énorme…"

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