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Brennan : "On préfère regarder nos prénoms plutôt que nos noms"

Brennan : "On préfère regarder nos prénoms plutôt que nos noms"
Par Rugbyrama

Le 23/02/2018 à 14:21Mis à jour Le 23/02/2018 à 15:21

Né à Dublin, et fils d'un international Irlandais, Daniel Brennan sera ce soir le capitaine de l'équipe de France des moins des moins de 20 ans. Lui qui a grandi dans l'univers du rugby autour du Stade toulousain a répondu à nos questions concernant ses débuts, le Tournoi, et son avenir.

Rugbyrama : Ce soir, tu récupères le capitanat en cours de Tournoi, étais-tu prévenu ?

Daniel Brennan : Arthur Coville était le capitaine pendant les deux premiers matchs du Tournoi, avec les doublons, il n'est pas retenu dans l'équipe. Rien n'était prévu à l'avance, on m'a prévenu en milieu de semaine.

Ce n'est pas compliqué comme situation ?

D.B : Pas vraiment non, on sait que l'effectif tourne énormément pour préparer la prochaine Coupe du monde. Mais je suis dans le groupe depuis le début du Tournoi, j'étais titulaire lors de la première rencontre. Le staff prend des choix sur la durée, mais le capitanat ne me rend pas titulaire indiscutable. Il y a une grosse concurrence à mon poste.

Daniel Brennan of France U20

Daniel Brennan of France U20Icon Sport

Au sein de cette équipe de France, il y a comme toi, beaucoup de fils d'anciens rugbymen, il y a une ambiance particulière entre vous ?

D.B : Non non pas du tout. Avec l'ensemble de l'équipe, on se connaît depuis qu'on a 15 ans. Il y a une bonne ambiance avec tout le monde, on préfère regarder nos prénoms, plutôt que nos noms.

En début de tournoi, le staff se plaignait du manque de temps pour préparer ce Tournoi, comment vous êtes vous préparé ces deux dernières semaines ?

D.B : Après l’Écosse, on a eu 4 jours de repos dans nos familles, pour se changer les idées. Ensuite, on s'est retrouvé à Marcoussis, on a pu travailler ce qui n'allait pas sur les deux premiers matchs. Le début de semaine était très intense pour préparer l'Italie.

L'Italie justement, votre génération 98 n'a jamais battu la génération 98 Italienne ?

D.B : C'est vrai oui en moins de 17 ans, on s'est incliné à Milan. C'est de nôtre faute, on gère mal le match. L'année suivante, on fait match nul 10-10 à Strasbourg. On sait que ça va être difficile, on a un gros défie a relever. Il ont une belle génération, mais nous aussi, on a une grosse équipe.

Daniel Brennan de France U20

Daniel Brennan de France U20Icon Sport

Après ces deux premières larges victoires, êtes-vous favoris ?

D.B : Je ne crois pas que l'on puisse dire ça. Il nous reste trois gros matchs, ça va être dur jusqu' au bout.

Parlons de toi, le rugby a toujours était une évidence ?

D.B : Oui bien sûr. J'arrive en France à l'âge de 3 ans et je commence le rugby tôt à Aucamville (banlieue toulousaine).

Le Stade toulousain aussi ?

D.B : Oui également. J'ai grandi dans l'environnement de ce club même si je n'y jouais pas au début. À 14 ans, je fais la sélection départementale, et j'étais le seul joueur à ne pas évoluer au Stade Toulousain ou à Colomiers. Je décide donc de faire les tests au Stade Toulousain et ça réussi. À 16 ans, je signe ma première convention.

Pourtant, tu viens de t'engager avec Montpellier...

D.B : Depuis tout petit je supporte le Stade, j'adore Toulouse, mais j'ai besoin de changer d'air. J'ai eu des contacts avec plusieurs clubs et j'ai visité plusieurs infrastructures. Celles de Montpellier m'ont plu, mais j'ai beaucoup parlé avec Vern Cotter, et je sens que j'ai énormément à apprendre de cet homme.

Vern Cotter (Coach de Montpellier)

Vern Cotter (Coach de Montpellier)Icon Sport

Pour conclure, tu aurais pu (peux-tu encore) jouer pour l'Irlande ?

D.B : La France a toujours était mon pays. Évidemment, j'ai mon petit côté irlandais. Mais le fait de jouer pour la France a toujours était clair. Dans mon esprit, ce choix est définitif.

Propos recueillis par Baptiste BARBAT

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