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TOURNOI DES 6 NATIONS - France Féminines : Lenaïg Corson, l’art du rebond

Corson, l’art du rebond

Le 09/03/2017 à 15:59

6 NATIONS - Non sélectionnée pour le Mondial 2014 à XV et pour les JO 2016 à 7, Lenaïg Corson, deuxième ligne de l’équipe de France féminine, a su faire de ces déceptions une force pour rebondir. Aujourd’hui, l’ancienne heptathlète récolte les fruits de son travail. Elle devrait être de l’aventure de la Coupe du monde à XV cet été en Irlande.

Pendant 14 ans, Lenaïg Corson, qui va fêter ses 28 ans le 15 mars, a pratiqué l’heptathlon "avec pour spécialité le 100 m haies", précise-t-elle. Sur la fin de son parcours en athlétisme, elle a eu envie de passer à un sport collectif. "J’avais vraiment le désir de partager d’autres choses avec d’autres personnes". Ce sera le rugby, qu’elle commence à pratiquer en 2009 à l’Université de Rennes. En janvier 2010, elle rejoint le Stade rennais rugby avant de partir en Australie pendant un an.

Rapidement sélectionnée chez les Bleues

À son retour en Bretagne, elle intègre l’équipe première de Rennes. Et dès novembre 2012, elle dispute son premier match avec l’équipe de France contre les États-Unis. "Quand on commence dans un sport, on ne s’attend pas à atteindre le très haut niveau aussi rapidement. Je m’étais dit que ce n’était que du bonus et que ça allait me faire grandir dans le rugby".

Sa carrière internationale semble alors bien lancée mais elle vit une première déception en n’étant pas retenue pour la Coupe du monde 2014 en France. "C’est une déception qui en même temps m’a fait grandir". Et qui finalement avec le recul a été "un mal pour un bien". L’entraîneur des Bleues du 7 David Courteix l’avait repéré. Elle participe à plusieurs stages. "Le fait de ne pas être sélectionnée à XV m’a fait découvrir le rugby à 7 et quelques mois après m’a permis de devenir semi-pro".

Lenaïg Corson - Equipe de France féminine

Lenaïg Corson - Equipe de France féminineAFP

" Aujourd’hui, j’ai pris confiance en moi"

Elle postule à une place pour les Jeux de Rio 2016 mais encore une fois, elle ne fait pas partie de la liste finale. "J’ai su rebondir, ne jamais m’arrêter de travailler. Je me suis dit que tout ce que j’avais emmagasiné comme expérience allait me servir un jour ou l’autre. Et aujourd’hui, j’ai pris confiance en moi, dans mon jeu. Il ne faut jamais se dire que c’est fini. Non. Il faut lever la tête, aller de l’avant et prendre tous les conseils".

Revenue à XV cette saison, Lenaïg Corson réalise de grosses performances comme face à l’Écosse (55-0) le 11 février. "C’est une joueuse qui, au niveau des déplacements, a un rayonnement important. Elle est aussi difficile à stopper", souligne Annick Hayraud, manager des Bleues.

Lenaïg Corson - Equipe de France féminine

Lenaïg Corson - Equipe de France féminineAFP

La deuxième ligne prouve que son expérience à 7, où elle évoluait à l’aile, lui a été profitable. "Elle a beaucoup progressé en dextérité. C’était quelqu’un qui avait vraiment besoin de travailler la technique de base. Avec le 7, tous les ballons passaient par elle, donc forcément, elle a travaillé beaucoup plus à ce niveau-là", précise Annick Hayraud.

Parmi ses axes de progression, la manager tricolore cite "les phases un peu plus obscures" comme les rucks pour "avoir un peu plus d’efficacité" et le travail au sol avec ou sans ballon. Au-delà de la joueuse, elle décrit la Bretonne comme "quelqu’un de très agréable dans la vie de tous les jours et de très sympa. Elle amène sa bonne humeur, sa joie de vivre. Elle a toujours la banane, c’est appréciable".

Sauf blessure ou grosse méforme, elle sera présente au Mondial

Après trois titularisations en trois matches, Lenaïg Corson débutera sur le banc en Italie dimanche (15 heures). "La défaite en Irlande (10-13) a été très décevante et frustrante à gérer. On n’a pas été efficaces. Je n’ai pas fait mon match et je compte bien me reprendre contre l’Italie". Une rencontre qu’elle attend "avec impatience" : "Dans l’effectif italien, il y a quatre de mes très bonnes copines qui jouent avec moi à Rennes. Ce sont mes voisines et des filles avec qui je partage beaucoup de choses. Ça va être très drôle de les retrouver en face mais pas avec le même maillot".

Lenaïg Corson - Equipe de France féminine

Lenaïg Corson - Equipe de France féminineAFP

Pour les Bleues, la victoire s’avère nécessaire après déjà deux défaites en trois matches dans ce Tournoi 2017. Et ce, alors que le Mondial en Irlande approche (9-26 août). Lenaïg Corson veut faire mentir l’adage : jamais deux sans trois. "Mon objectif prioritaire cette année est de jouer la Coupe du monde, clairement", ne cache pas la Bretonne.

Cette fois-ci, elle devrait être logiquement de l’aventure : "À l’heure actuelle, je ne prends pas de risque en disant que "Lena" devrait en faire partie. Il faudrait qu’il se passe quelque-chose de relativement important, une blessure ou une grosse méforme (pour qu’elle ne soit pas dans le groupe, ndlr). Elle fait partie du plan, c’est indéniable", confirme Annick Hayraud.

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