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TOURNOI DES 6 NATIONS - France - Écosse : Oui, les Bleus sont forcément sous pression...

Oui, les Bleus sont forcément sous pression...

Le 08/02/2017 à 18:00Mis à jour Le 08/02/2017 à 19:09

6 NATIONS - Après un nouveau revers, le 7e en 11 matches sous l’ère Novès, les Bleus doivent impérativement s’imposer dimanche contre l’Écosse. Mais cette pression liée au résultat ne doit surtout pas inhiber les joueurs du XV de France…

"J’ai passé l’âge d’avoir la pression…" On veut bien croire Guy Novès dont les trente années passées au Stade toulousain l’ont vacciné. Il n’empêche, après un septième revers en onze matches depuis sa prise de fonction, le sélectionneur du XV de France va devoir inverser cette tendance. En l’espace de dix-huit mois, l’ancien manager rouge et noir a réussi un sacré tour de force en ressuscitant l’équipe nationale du fiasco de la Coupe du monde 2015. Et de quelle façon ! Projet de jeu flamboyant, joueurs libérés, supporters enthousiastes… Guy Novès n’est peut-être pas Zorro mais son management a déjà réalisé de petits miracles !

Guy Novès (XV de France) - 7 février 2017

Guy Novès (XV de France) - 7 février 2017AFP

Si cette embellie inespérée autour du XV de France lui accorde l’indulgence de tout le monde de l’ovalie, une défaite, dimanche face à l’Écosse, pourrait bien venir briser cet état de grâce. Après avoir souligné le manque d’étincelles de ses joueurs la semaine précédent le Crunch, l’entraîneur tricolore a pointé "les fautes impardonnables" de ses élus face aux Anglais (19-16). Les mots sont forts. Et le debriefing fut tout aussi sec. "Tout le monde se remet en question", confie le pilier toulousain Cyril Baille. "Guy (Novès) a été dur mais il était surtout déçu. Il avait raison. Il voulait nous piquer parce que nos résultats sont décevants".

Cyril Baille (XV de France) - 7 février 2017

Cyril Baille (XV de France) - 7 février 2017Icon Sport

Une pression qui doit transporter les Bleus

S’il y a une équipe dont les résultats ne sont pas décevants, c’est bien l’Écosse. Quart de finalistes du dernier Mondial, tombeurs des Français l’an passé à Murrayfield (29-18), les hommes de Vern Cotter se sont offert le scalp de l’Irlande samedi dernier (27-22). "Ça va être un très gros morceau", prévient Damien Chouly. "Ce sera plus intense que contre l’Angleterre. Et puis, je connais Vern (Cotter). Il est rude, par moment rustre. Il sait piquer au vif ses joueurs pour les pousser dans leur retranchement. Ils vont venir gonflés à bloc. Le connaissant, c’est un match qu’il va avoir coché".

Damien Chouly (XV de France) - 7 février 2017

Damien Chouly (XV de France) - 7 février 2017Icon Sport

Et la pression promet d’être au rendez-vous face à cette équipe d’Écosse, septième nation mondiale, qui a toujours posé des problèmes aux Bleus ces dernières années au Stade de France (23-16 en 2013 ; 15-8 en 2015 ; 19-16 en 2015). "Bien sûr qu’il y aura de la pression et c’est normal", reconnaît Chouly. "Elle sera encore plus présente parce qu’on va jouer chez nous, devant notre public. Mais il faut qu’elle nous transporte !" Et qu’elle précipite enfin le XV de France vers la victoire.

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