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6 nations - Tel le phoenix, Noa Nakaitaci (XV de France) a su renaître des cendres du Mondial

Tel le phoenix, Nakaitaci a su renaître des cendres du Mondial

Le 07/02/2017 à 16:50Mis à jour Le 07/02/2017 à 16:51

6 NATIONS - Revenu en équipe de France lors de la Tournée d’automne, Noa Nakaitaci s’est imposé comme le pendant de Virimi Vakatawa sur l’aile tricolore. Un retour en grâce savoureux pour le Clermontois, enfin libéré des fantômes de la Coupe du monde 2015.

Noa Nakaitaci sait qu’il revient de très loin et son statut retrouvé en Bleu n’en est que plus appréciable. Comme l’ensemble des Français, Guy Novès avait bien quelques images de la dernière Coupe du monde en tête au moment de bâtir son groupe et le Clermontois ne faisait pas partie de l’aventure initiale. Il en est aujourd’hui un titulaire à part entière, un rôle qu’il s’est gagné en novembre dernier grâce à deux prestations abouties face à l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Noa Nakaitaci (XV de France) - novembre 2016

Noa Nakaitaci (XV de France) - novembre 2016Icon Sport

"J’étais heureux de revenir après un an d’absence", se rappelle l’ailier né aux Fidji. "Les entraîneurs m’ont fait confiance et cela m’a fait du bien après cette Coupe du monde très difficile pour tout le monde. On a été dur avec moi à l’époque et rien que d’en parler, cela me fait encore quelque chose. Il m’a fallu du temps pour m’en remettre, j’étais mentalement tout retourné mais j’ai réussi à surpasser tout ça. J’étais fier de montrer que j’étais capable de retrouver mon niveau. Ce retour était ma récompense après cette année difficile, c’était comme une renaissance". Les mots sont forts, tout autant que son mal-être au sortir du fiasco anglais.

Nakaitaci : "Avant Novès, on ne prenait pas de plaisir sur le terrain"

Adepte du jeu de mouvement qu’il pratique à Clermont, Nakaitaci s’était perdu dans celui, plus rigide, prôné par Philippe Saint-André. Avec les derniers résultats que l’on connait. "Ce qu’on vivait au quotidien était difficile, on ne prenait pas de plaisir sur le terrain. On faisait avec mais ce n’était pas évident parfois de rester sur l’aile sans rien faire. Rien à voir avec maintenant où on nous laisse jouer et prendre des initiatives. On est plus libre même si on doit quand même assurer derrière".

Noa Nakaitaci (XV de France) - 7 février 2017

Noa Nakaitaci (XV de France) - 7 février 2017Icon Sport

Afin de regoûter à la sélection, l’ailier de l’ASMCA a d’abord dû convaincre en club, et cela passait par une remise en question personnelle. "Avant la fin de la saison dernière, j’ai décidé de repartir de zéro. Je me suis bien préparé durant l’intersaison pour retrouver un niveau international et donc l’équipe de France. Je savais que ce ne serait pas évident car le staff avait déjà mis un groupe en place mais je savais aussi que les efforts finiraient par payer". Dans son opération reconquête, Nakaitaci a pu compter sur le soutien de son entraîneur à Clermont Franck Azéma. "Il m’a beaucoup aidé après la Coupe du monde. D’abord à remettre mes idées en place puis à me redonner confiance chaque semaine. Quand je suis revenu du Mondial, je n’étais pas bon mais il a continué à me mettre dans le quinze de départ. Cela m’a énormément aidé à retrouver petit à petit mon niveau et je lui en suis très reconnaissant".

Recroiser Savea l’a définitivement libéré

Restait un stade important dans sa reconstruction : ses retrouvailles avec Julien Savea, le bourreau neo-zélandais qui l’avait marqué tant dans sa chair que dans son âme à Cardiff, sous les yeux du monde entier. "C’était un défi personnel de le retrouver en face de moi et de lui montrer qu’il ne me passerait pas dessus une seconde fois. Il m’a malheureusement pris sur le duel aérien qui a amené l’essai de Dagg mais je suis passé à autre chose dès l’action suivante".

Noa Nakaitaci (XV de France) - 8 novembre 2016

Noa Nakaitaci (XV de France) - 8 novembre 2016Icon Sport

Performant avec Clermont, où il a inscrit onze essais en quinze matchs, Nakaitaci ne déçoit pas non plus en Bleu. Ce fut encore le cas à Twickenham où sa complicité avec Virimi Vakatawa, son cousin éloigné avec qui il partage des sélections en -19 ans avec les Fidji, fut intéressante offensivement à bien des égards. Ne manque plus qu’un premier essai sous l’ère Novès pour valider définitivement son retour au premier plan.

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