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6 nations - Le XV de France s'impose en Italie (18-40) avec le bonus offensif

Le job est fait : bravo les Bleus !

Le 11/03/2017 à 16:22Mis à jour Le 12/03/2017 à 10:24

6 NATIONS - Solide et appliqué, le XV de France s'est facilement imposé en Italie (18-40), bonus offensif en prime. Voilà qui va faire du bien au moral.

Un quart d'heure. Voilà le temps durant lequel le XV de France s'est fait peur. Et nous a fait poser beaucoup de questions. Sous un temps printanier, les Bleus ont eu un mal fou à entrer dans leur match, symbolisé par cet essai de Parisse (3e). Et puis, les hommes de Novès ont réagi. La réalisation de Fickou (19e) après une action de 90m a sorti les Tricolores de leur torpeur. Ils ont ensuite géré, contrôlé, dans le sillage d'une mêlée dominatrice, d'un Picamoles sur son nuage et d'une ligne de trois-quarts tranchante à souhait. Dulin (77e) marquait l'essai du bonus pour une victoire totale (18-40). Ça fait vraiment plaisir.

Certes, ces Bleus ont encore besoin de confiance, à l’image d’un Rémi Lamerat encore poursuivi par la malchance à l’approche de l’en-but adverse (64e). Certes, il y a encore dans le jeu tricolore de nombreuses imprécisions à gommer et quelques petits trous d’air à éviter. C’est d’ailleurs ce qui a empêché le score de refléter le réel écart entre les deux équipes ce samedi. Mais il y avait bien un petit monde entre Français et Italiens sur la pelouse de Rome. 856 mètres parcourus balle en main par les hommes de Guy Novès, 55 défenseurs battus (soit seulement 55 % de plaquages réussis par les Transalpins !), 21 offloads… Ces statistiques assez hallucinantes, si rares à ce niveau, viennent en tout cas conforter cette idée.

Le retour gagnant de Dulin, la revanche de Serin

Si la Squadra Azzurra a globalement eu la possession du ballon et a su davantage occuper le camp adverse, les Bleus ont semblé sereins au moment de contenir les assauts. Ils se sont surtout montrés bien plus efficaces dès lors qu’ils parvenaient à remettre la main sur le cuir. Baptiste Serin, élu homme du match, n’y est pas étranger. En dedans en Irlande, le demi de mêlée a fait preuve de justesse et de vivacité pour animer le jeu de son équipe avec Camille Lopez, permettant à ses lignes arrières et à un Gaël Fickou très remuant de s’exprimer. Il a surtout su gérer la filouterie des Italiens qui avaient à nouveau décidé de ne pas jouer les rucks pour perturber les libérations.

Au coeur de cette prestation collective plus aboutie que lors des dernières sorties, un autre joueur a su tirer son épingle du jeu : Brice Dulin. Solide sous les ballons hauts, sans cesse à la relance et propre dans ses interventions, l’arrière a marqué des points pour son retour en tant que titulaire. Le fait que ce soit lui qui vienne à hauteur de Kévin Gourdon pour aller inscrire l’essai du bonus appuie par le symbole ce come-back réussi.

La deuxième place encore accessible

Contrairement au voyage à Dublin il y a quinze jours, aucun Tricolore n’est d’ailleurs passé à côté de son rendez-vous sur la pelouse du Stadio Olimpico. Il y a bien eu ces quinze premières minutes difficiles, qui auraient pu coûter plus cher face à une équipe d’un autre calibre. Et qui ont contraint les Bleus à la prudence durant tout le premier acte, Guilhem Guirado demandant longtemps à Camille Lopez de prendre les points au pied plutôt que de tenter à tout prix d’aller à l’essai.

Mais au retour des vestiaires, la supériorité physique de Louis Picamoles et de ses partenaires a fini par faire la différence. Avec là encore un retour gagnant. Celui de Virimi Vakatawa, laissé au repos il y a quinze jours. Tout près de marquer au terme d’une action de 90 mètres quelques instants plus tôt, l’ailier venait dans la position qu’il préfère, au centre de l’attaque, conclure un temps fort des siens pour lancer définitivement la machine (48e). Le temps de contenir un sursaut italien, et Louis Picamoles enfonçait le clou (67e), pour lancer le XV de France vers le bonus offensif. Un succès à cinq points, malgré l’essai de l’honneur d’Angelo Esposito (80e+1), qui offre à la bande de Guy Novès un match à fort enjeu la semaine prochaine. En cas de victoire face au pays de Galles et d’événéments favorables sur les autres pelouses, les Français pourraient terminer ce Tournoi à la deuxième place. Une première depuis 2011.

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