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6 nations - Ecosse - Irlande (27-22) - L'Ecosse l'a prouvé : il faudra bien compter sur elle

L'Ecosse l'a prouvé : il faudra bien compter sur elle

Le 04/02/2017 à 17:12Mis à jour Le 04/02/2017 à 17:58

6 NATIONS - Grâce à une première période rondement menée et une défense héroïque par la suite, l'Ecosse est venue à bout de l'Irlande (27-22) lors du match d'ouverture du Tournoi 2017. Bonus défensif pour le XV du Trèfle.

L'histoire retiendra que l'Irlande a décroché le tout premier bonus du Tournoi des 6 nations (27-22). Mais ce maigre point ne consolera pas les partenaires de Rory Best, surpris d'entrée par une équipe d'Écosse au courage impressionnant. Ultra-réalistes en première période mais acculés au retour des vestiaires, les hommes de Vern Cotter ont signé un véritable coup d'éclat en arrachant la victoire dans la toute dernière ligne droite.

Un succès auquel plus personne ne semblait croire. Y compris le public de Murrayfield, qui n'a pourtant jamais cessé de s'enthousiasmer devant la solidarité de ses protégés. Il faut dire que les Irlandais avaient abordé la seconde période en mode rouleau compresseur. Avec une formule ancienne, bien connue, et toujours aussi efficace. Celle-là même qui leur avait permis de faire tomber les invincibles All Blacks à l'automne dernier : Devin Toner en infatigable travailleur de l'ombre, Connor Murray à la manœuvre, la troisième ligne Stander-Heaslip-O'Brien dans tous les bons coups, et Rob Kearney pour apporter sa vitesse. Résultat : une insolente possession du ballon, une maîtrise de chaque instant, et deux essais, signés Iain Henderson (48e) et Paddy Jackson (21-22, 62e), qui avaient permis de renverser une rencontre bien mal embarquée.

Le XV du Trèfle semblait alors se diriger vers le tout premier bonus offensif de l'histoire de la compétition. Il est finalement tombé sur des Écossais retrouvés, dont l'énergie du désespoir a réussi à surpasser la marée verte. Un baroud d'honneur mené par deux hommes : le capitaine Greig Laidlaw, qui a multiplié les prises de parole pour motiver et rassurer ses partenaires et a ajusté sans trembler les deux pénalités décisives (73e, 80e+1) ; et le troisième ligne John Barclay, dont l'entrée aura offert un second souffle à la défense.

Une défense écossaise héroïque

Car la défense aura été la clé essentielle de ce succès écossais. Quelques chiffres pour vous en persuader ? 213 plaquages tentés pour 85 % de réussite, dont 28 pour le seul Jonny Gray (!), 18 pour Ryan Wilson, ou 17 pour Richie Gray. 13 turnovers forcés. Et seulement 9 pénalités concédées. Il n'en fallait pas moins pour résister à des Irlandais qui ont comme souvent fait étalage de leur capacité de conservation du ballon : 58 % de possession, 62 % d'occupation et 228 passes.

Si le deuxième acte fut particulièrement ardu, le XV du Chardon a également démontré de belles dispositions offensives avant la pause. Et surtout un froid réalisme. Bien que privés de ballon, les hommes de Vern Cotter ont scoré sur chacune de leurs opportunités. Grâce à l'inévitable Stuart ​Hogg, auteur de deux essais (9e, 21e), grâce à Alex Dunbar, qui a inscrit le troisième (29e), mais aussi grâce à l'ouvreur Finn Russell​, qui a démontré toute sa vista aussi bien à la passe que dans le jeu au pied.

Le capitaine Greig Laidlaw l'avait annoncé avant le début de la compétition : ce XV du Chardon est "le meilleur" depuis ses débuts internationaux en 2011. Dans la lignée d'une tournée d'automne encourageante (succès contre l'Argentine, défaite in extremis contre l'Australie), l'Écosse a donc confirmé qu'il faudra compter sur elle cette année. La France, qui recevra les frères Gray et leurs partenaires la semaine prochaine, est prévenue.

Sean Maitland (Ecosse) face à l'Irlande - 4 février 2017

Sean Maitland (Ecosse) face à l'Irlande - 4 février 2017Icon Sport

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