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Tournoi des 6 nations - Chris Robshaw (Angleterre): "Les gars sont impatients et affamés"

Robshaw: "Les gars sont impatients et affamés"
Par AFP

Le 20/03/2015 à 11:39

Le capitaine de l'Angleterre Chris Robshaw a l'intention de "mettre la touche finale" en remportant le Tournoi des six nations après des années d'échec. S'il refuse pour cela de partir "à l'abordage" contre la France, ils avouent toutefois que ces coéquipiers sont "affamés".

Abordez-vous ce match crucial avec un sentiment de revanche sur le passé ?

Chris ROBSHAW: Après tout ce que l'on a traversé ces dernières années, on sait que si on ne fait pas bien les choses samedi, cela peut encore nous glisser entre les mains. Pour moi et les autres gars impliqués, tous ces ratés ont été assez compliqués (l'Angleterre a terminé 2e des trois dernières éditions, NDLR). En tant que joueur, vous voulez que des titres récompensent vos efforts. On est ensemble depuis maintenant sept-huit semaines donc on sait quoi faire. Le truc c'est que tout le monde soit à 100% pour mettre la touche finale. Cela nous a échappé jusque-là, alors mettre la main sur le trophée ce week-end à Twickenham après en avoir été si près, ce serait super. Samedi, tout sera une question de calme et de calculs plutôt que d'émotions. Gagner le Tournoi l'année du Mondial (que l'Angleterre organise du 18 septembre au 31 octobre), cela nous donnerait de la confiance en plus. On a gagné plusieurs gros matches chez nous, il faut entretenir la série. Les gars sont impatients et affamés. On veut le premier prix.

" Il n'est pas question de partir à l'abordage dès le coup d'envoi et de forcer les choses"

Que faut-il penser de cette équipe de France un peu illisible ?

C.R: Cela va être difficile vu la façon de jouer des Français. Ils sont toujours dangereux. Ils ont un peu calé au démarrage mais ils ont toujours fini fort. Aux ailes, il y a de grosses individualités. Ils ont du flair, mais c'est surtout leur pack qui fait mal, aussi avec leurs remplaçants. Les Français sont toujours plus physiques et puissants que la plupart des adversaires. Mêmes leurs centres Bastareaud (remplaçant NDLR) et Fickou (titulaire NDLR) le sont. Ce sont de beaux bébés qui donnent tout sur la ligne de front. Il va falloir se battre et leur mener la vie dure. Il n'est pas question de partir à l'abordage dès le coup d'envoi et de forcer les choses mais plus de construire la victoire en ciblant les bonnes zones. Il faudra avoir faim mais contrôler nos émotions. Nous aussi on sait bien finir.

" Je sais que tôt ou tard, les portes vont s'ouvrir"

Le souvenir de la défaite à Cardiff en 2013, où vous avez laissé échapper le Grand Chelem (3-30), hante-t-il toujours l'Angleterre ?

C.R: Il y a deux ans à Cardiff, on était beaucoup plus jeunes. On était un peu naïfs et on n'avait pas fait attention aux détails. On avait joué trop tôt le match dans nos têtes. Veillons à nous entraîner avec la bonne intensité cette fois et aussi à avoir des temps faibles pour relâcher nos esprits et nos corps. On est une équipe différente. On l'a montré en gagnant dans des stades compliqués comme Cardiff (cette année en ouverture, 21-16), en mettant des essais, en se créant de nombreuses occasions. Je sais que tôt ou tard, les portes vont s'ouvrir.

Chris Robshaw, le capitaine anglais

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