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Italie-France (0-29), les notes - Goujon n'était pas là par hasard

Bulletin de notes: Goujon n'était pas là par hasard

Le 16/03/2015 à 09:55Mis à jour Le 16/03/2015 à 16:14

Pour sa première titularisation, le Rochelais Loann Goujon a réussi un match plein. Dusautoir et Spedding se sont distingués au contraire de Tillous-Borde. Nos notes.

Ils ont brillé

Pour Saint-André, il est le numéro 1 du poste à l’arrière. Et Scott Spedding a assumé pleinement ce statut. Clairement le trois-quarts français le plus tranchant avec deux franchissements, trois défenseurs battus, dix courses et 101 mètres parcourus ballon en mains. Très peu d’erreurs, ce qui va conforter le choix du staff par rapport à Brice Dulin. Loann Goujon, pour sa première titularisation chez les Bleus, a montré beaucoup de choses intéressantes. Un profil complet avec notamment de la mobilité (deux franchissements, 74 mètres parcourus ballon en mains), de la puissance (deux ballons récupérés au sol) et de l’aisance technique (une prise de balle en touche). A marqué des points, c’est certain. Enfin, pour son cinquantième capitanat, Thierry Dusautoir a agi comme un véritable leader de combat. Meilleur plaqueur tricolore (10), le Toulousain s’est également montré très disponible dans le jeu (10 courses) et a souvent mis les Bleus dans l’avancée. Récupère également deux ballons au sol et vole une munition en touche aux Italiens.

Thierry Dusautoir (XV de France) termine meilleur plaqueur face à l'Italie - 15 mars 2015

Thierry Dusautoir (XV de France) termine meilleur plaqueur face à l'Italie - 15 mars 2015Icon Sport

Au niveau

Si la mêlée française a fait très bonne figure, elle le doit à ses deux piliers Nicolas Mas et Eddy Ben Arous. Le premier nommé a prouvé qu’il serait un leader bien utile au sein du pack tricolore. Une bonne réponse à ses détracteurs. Certes, les deux éléments ont été très discrets dans le jeu (1 course à eux deux) mais ils ont bien bataillé. Tout comme la deuxième ligne. Alexandre Flanquart a été très utile en touche (5 prises) alors que Yoann Maestri a mis la tête dans les rucks comme à son habitude. Dommage qu’ils aient eu du déchet technique (7 pertes de balles en tout), mais les conditions climatiques n’étaient pas simples à dompter. Camille Lopez a connu une entame très difficile avec des erreurs et notamment un coup de pied direct en touche. Se rattrape ensuite avec une prise d’intervalle pour l’action française la plus dangereuse du premier acte (avec deux défenseurs battus). Réussi également deux pénalités et une passe après contact. Remplacé à la pause par un Jules Plisson plus intéressant dans l’animation offensive. Quelques petites erreurs aussi mais le Parisien a démontré qu’il n’était pas maladroit face aux poteaux (4/4). Il a peut-être gagné une place de titulaire à Twickenham au détriment d'un Lopez qui n'arrive pas à convaincre pleinement. Pour sa part, Gaël Fickou s'est avoué impliqué tout en essayant d’optimiser le peu de ballons qu’il a touchés (6 courses, deux défenseurs battus, une passe après contact). Précieux en défense également (9 plaquages). Pour Noa Nakaitaci, l’entame de match a été idéale avec une action géniale de plus de 50m. Très entreprenant (10 courses, un franchissement, deux passes après contact), l’ailier de Clermont a quand même baissé de pied en seconde période et a surtout perdu trois ballons, ce qui est considérable. A noter les bonnes entrées de Kayser et Slimani qui ont apporté du peps au pack du XV de France.

Le centre Gaël Fickou tente de s'échapper de la tenaille italienne - Italie France

Le centre Gaël Fickou tente de s'échapper de la tenaille italienne - Italie FranceIcon Sport

Ils ont déçu

Pour un talonneur, rater trois lancers dans un match où tout se joue sur la conquête, c’est trop au plus haut niveau. Dommage pour Guilhem Guirado, actif mais qui semble avoir besoin d’un second souffle depuis deux rencontres (pénalisé une fois également). Bernard Le Roux a effectué son plus mauvais match de la compétition. Trois pénalités concédées et surtout le Francilien n’avance quasiment jamais sur les impacts en phase offensive. Étonnant au vu de son gabarit. Sébastien Tillous-Borde devait faire oublier Morgan Parra: c’est totalement raté. Beaucoup de mauvais choix, très peu de sérénité sur ses coups de pied, un en-avant grossier, une pénalité concédée. Habituellement efficace, Yoann Huget a été transparent face aux Italiens. Certes, il effectue la dernière passe pour l’essai de Maestri. Mais c’est tout. Et c’est surtout bien peu. Match trop discret pour Maxime Mermoz, très peu servi (3 courses seulement) et qui s’est contenté de défendre uniquement (9/10 au plaquage). Enfin, notons le manque de discipline de Romain Taofifenua lors de son entrée en jeu.

Bernard Le Roux (XV de France) s'est montré moins tranchant contre l'Italie

Bernard Le Roux (XV de France) s'est montré moins tranchant contre l'ItalieIcon Sport

Côté italien

Quel marasme ! Une fébrilité incroyable pour les Italiens, totalement hors-sujet. Même Sergio Parisse a manqué son match, lui pourtant si souvent au-dessus du lot. Minto et Favaro ont fait preuve d’une grosse indiscipline. Orquera n’a jamais pesé sur les débats. Le seul à éventuellement sortir son épingle du jeu fut l’ailier Leonardo Sarto.

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