Yannick Nyanga (XV de France): "J'espère qu'on a un peu de bulbe et de fierté"

Nyanga: "J'espère qu'on a un peu de bulbe et de fierté"

Le 28/01/2014 à 09:29Mis à jour Le 28/01/2014 à 09:31

"A nous de montrer qu'on n'est pas trop con", a lâché Yannick Nyanga, qui espère que les Bleus ont su tirer les enseignements d'une année 2013 catastrophique.

La semaine supplémentaire de préparation que vous avez eue constitue-t-elle un vrai plus pour aborder 2014 ?

Yannick NYANGA: C'est comme si je vous disais que vous n'avez pas trois jours pour préparer un examen mais deux semaines ! Vous avez la réponse. Plus on a de temps, plus on peut étudier l'adversaire, voir ce qu'on a bien et mal fait, être plus précis lors des entraînements alors qu'avant on allait à l'essentiel... Il va falloir prendre nos responsabilités. Ce qui compte, ce n'est plus ce qu'on fait à l'entraînement mais ce qu'on va donner samedi sur le terrain. Il nous appartient à nous, joueurs, de montrer un autre visage que jusqu'à présent.

Ce stage vous a-t-il permis de trouver plus de cohésion ?

Y.N.: La cohésion hors terrain a toujours été bonne. Sur le terrain, c'est vrai qu'on en a manqué sur certains matches pour aller au bout de nos occasions. Le haut niveau, c'est de gagner et c'est ce qui nous manque. Ça ne suffit plus de dire qu'on fait des bons matches, qu'on n'était pas loin, qu'on n'a pas le temps pour préparer... Aujourd'hui, il n'y a plus d'excuse à avoir. Il faut être bon sur le terrain et gagner les matches.

" Ces derniers temps, je pense que ça doit être une purge pour ceux qui nous supportent"

Le retour à Marcoussis samedi a-t-il marqué une "bascule" vers le match face à l'Angleterre ?

Y.N.: Forcément. En arrivant ici, il y a un truc en plus. On retrouve les quartiers généraux où on prépare le match. Mais au-delà des paroles, il faut montrer un beau visage sur le terrain et rendre fier ceux qui sont derrière nous. Ces derniers temps, je pense que ça doit être une purge pour ceux qui nous supportent.

Ce mauvais bilan de 2013 pèse-t-il ?

Y.N.: Il est ce qu'il est, il est derrière nous. Même si on gagne (contre l'Angleterre), ça n'empêchera pas qu'on a fait une année 2013 qui n'a pas été bonne. Ca ne pèse pas plus que ça.

Philippe Saint-André a affirmé la semaine dernière que la période d'apprentissage était finie. Pensez-vous que ce cap de l'apprentissage a été passé ?

Y.N.: Encore une fois, on verra samedi. C'est important de bien s'entraîner, être un bon groupe c'est bien mais l'important, c'est de gagner. Et je vous garantis que quand on gagne, tout ce qu'il y a autour ça va tout seul.

" J'espère qu'on a appris "

Est-ce à dire que la manière importera peu ?

Y.N.: Pour battre les Anglais, il faudra forcément mettre un peu de manière. Quand on voit le niveau auquel ils ont joué dans le dernier Tournoi des six nations avec le dernier match contre les Gallois qui était complètement fou ou contre la Nouvelle-Zélande (en novembre)... Pour battre une nation comme ça, ça passe forcément par un grand match.

Avez-vous le sentiment d'avoir progressé depuis le dernier match face à l'Angleterre ?

Y.N.: J'espère ! On a accroché des équipes comme la Nouvelle-Zélande à l'Eden Park (en juin) et en France aussi (en novembre) où ça se joue sur des détails. Contre l'Afrique du Sud, c'est pareil, on démarre à 7-0... J'espère qu'on a appris ! A nous de montrer qu'on n'est pas trop con (sourire). Il y a des gens qui ont beaucoup de défaites et qui n'apprennent pas. J'espère qu'on n'est pas à ce stade-là, qu'on a un peu de 'bulbe', de fierté et qu'on va le montrer samedi.

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