Tournoi 6 nations 2014 - XV de France: Des bémols qui maintiennent les Bleus sur leurs gardes

Des bémols qui maintiennent les Bleus sur leurs gardes

Le 04/02/2014 à 09:42

Vainqueur de l’Angleterre samedi au Stade de France (26-24), l’équipe de France a lancé au mieux son tournoi des VI Nations. Heureux mais prudents après les déboires de 2013, les Bleus refusent de s’enflammer.

Travailler dans la victoire, une sensation que le XV de France n’a que trop rarement connu ces derniers temps. Celle obtenue samedi dans le Crunch, au terme d’une rencontre particulièrement intense et riche en rebondissements, a été vécue comme un soulagement par tout un groupe sous pression. "La victoire a fait du bien à tout le monde, surtout le lendemain, au réveil, quand on s’est dit: 'Celui-là, on l’a gagné !’, racontait lundi Jean-Marc Doussain.

Un soulagement palpable, une joie évidente d’avoir eu la peau du meilleur ennemi anglais pour la première fois dans le Tournoi depuis 2010, mais surtout pas d’euphorie. "Notre réaction est restée mesurée, même en rentrant au vestiaire à la fin du match, tempérait le demi de mêlée toulousain. On s’est rendu compte que les Anglais nous avaient posé beaucoup de problèmes sur le plan physique. On a subi et cela nous a fait relativiser la victoire et permis de rester mesurés. Il est important de ne surtout pas s’enflammer".

Nyanga: "Ne pas être trop bête et reproduire les erreurs du passé"

Les Bleus sont tout à fait conscients de ne pas être passés très loin d’une nouvelle désillusion. D’abord exceptionnelle, avec une première demi-heure tutoyant la perfection, l’équipe de France a connu un trou d’air de près de quarante minutes qui a permis la remontée spectaculaire du XV de la Rose (mené 16-3, il gagnait 24-19 à cinq minutes de la fin). Une inconstance sur la durée qui n’a pas échappé aux hommes de Philippe Saint-André. "On a fait un super match au niveau de l’état d’esprit mais il y a eu également pas mal d’erreurs, reconnaissait le troisième ligne aile Yannick Nyanga. La rencontre aurait pu nous échapper sans quelques exploits donc il faut avoir une certaine mesure, même si cela restera un bon souvenir. On va essayer de ne pas être trop bête et ne pas retomber dans les erreurs du passé en se reconcentrant très rapidement sur le match contre l’Italie, en confirmant notre regain de forme et en montrant que ce n’est pas un hasard si nous avons battu les Anglais. Nous devons mettre la même intensité que durant les trente-cinq premières minutes tout au long de nos matchs".

Des bémols malgré la victoire qui maintiennent les Français sur leurs gardes avant de recevoir dimanche l’Italie, qui avait été le point de départ de la spirale infernale de 2013 (huit défaites, un nul et deux victoires). "Il y a eu un avant ce revers de l’an dernier en Italie (23-18), j’espère qu’il y aura désormais un après cette victoire contre l’Angleterre", lâchait le talonneur Dimitri Szarzewski lundi à Marcoussis. Aux Bleus de faire en sorte qu’il ne dure pas qu’une semaine.

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