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Ecosse-France: Gare à Stuart Hogg !

Gare à Hogg !

Le 05/03/2014 à 14:41Mis à jour Le 05/03/2014 à 14:49

A 21 ans, le pétillant arrière Stuart Hogg est l'un des rares rayons de soleil d'une équipe d'Ecosse bien terne et qui n'a pas le droit au faux pas, samedi à Murrayfield, face à des Français qu'ils n'ont plus battus depuis 2006.

Inébranlable sous les chandelles, la tête froide en défense, rapide et inspiré offensivement, le joueur des Glasgow Warriors est devenu en deux saisons le meilleur atout de son pays et le seul capable de surnager dans le jeu ambitieux dans lequel son équipe semble se noyer match après match. Débutant en club en 2010, titulaire la saison suivante lors de laquelle il a fini meilleur jeune de la Ligue Celtique, Hogg, capable de jouer à tous les postes derrière, était même l'un des trois Ecossais retenus pour la tournée des Lions britanniques en 2013 et le joueur le plus jeune du groupe.

Auteur d'un essai valable finalement refusé en 2012 contre les Gallois lors de la première de ses 18 capes, la pépite Hogg avait ouvert son compteur lors du match suivant, justement contre ces Bleus qu'il s'apprête à retrouver. "Hogg a un jeu au pied naturel", disait de lui Clive Woodward avant la tournée des Lions lors de laquelle il n'a finalement joué aucun test-match. "Il voit le jeu et parvient à trouver des espaces dans n'importe quelle défense. Balle en main, il est en confiance et il peut avancer plus que les deux centres combinés."

L'ombre de George Best

Stuart Hogg - 22.02.2014 - Italie  Ecosse - Tournoi des Six Nations 2014

Stuart Hogg - 22.02.2014 - Italie Ecosse - Tournoi des Six Nations 2014Icon Sport

Eblouissant avec deux essais lors de l'édition 2013 du Tournoi achevée à la troisième place, l'Ecossais, blessé au poignet cet automne pendant la tournée décevante de son équipe, est toujours aussi incisif malgré des joueurs redevenus quelconques autour de lui. Alors qu'il se verrait bien passer à l'ouverture pour toucher plus le ballon, il a d'ailleurs montré contre l'Angleterre des signes de frustration, forçant l'arbitre à lui demander de se calmer. "Ca m'est déjà arrivé de perdre un peu la tête", a-t-il avoué ensuite. "J'étais frustré, on n'arrivait pas à jouer comme on voulait, rien ne marchait."

Mais il semble que ce tempérament soit dans ses gènes. Il y a quelques années, ce fort caractère a découvert qu'il était de la famille de George Best, l'ex-icône excentrique nord-irlandaise de Manchester United, ballon d'or en 1968. "Peut-être que j'ai hérité de sa liberté sur le terrain et de son sens de l'audace", s'interrogeait alors le rugbyman. "Par contre, moi avec un ballon rond, je suis comme un éléphant."

Un jeune plein d'humour

Slide Finales 1968 Manchester United George Best

Slide Finales 1968 Manchester United George BestReuters

Hogg a appris cette filiation juste après sa première sélection, lorsqu'un parent de l'ex-footballeur, brièvement passé par les Hibernians en Ecosse avant de décéder en 2005 au terme d'une vie dissolue, a contacté un cousin de son père. "Les parents de mon père sont décédés relativement jeunes et lui a toujours voulu connaître l'histoire de sa famille", explique Hogg. "Mon père est écossais mais sa mère était irlandaise, apparentée aux Best."

"Dans la famille de Best, une dame ressemble comme deux gouttes d'eau à mon père, et c'est bien dommage pour elle", rigole-t-il. "Mon frère et moi, on se chambre souvent là-dessus: on dit que moi j'ai son talent et lui son penchant pour l'alcool. Ca nous fait bien marrer." Pas sûr que ça fasse rire aussi les Français.

Scotland's Tim Visser (c) with Stuart Hogg (r) and Greig Laidlaw (l)

Scotland's Tim Visser (c) with Stuart Hogg (r) and Greig Laidlaw (l)Reuters

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