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Papé, le nouveau taulier

Papé, le nouveau taulier
Par Rugbyrama

Le 08/02/2012 à 19:34Mis à jour Le 09/02/2012 à 14:45

Depuis la prise de fonction de Philippe Saint-André, Pascal Papé a pris la succession de Lionel Nallet dans le rôle de cadre du cinq de devant. Très en vue pendant le Mondial, excellent avec Paris et contre l'Italie avec les Bleus samedi, le deuxième ligne prend clairement une nouvelle dimension.

Il est devenu un cadre. Le taulier du cinq de devant. Depuis le Mondial, Pascal Papé a pris une envergure impressionnante. Lionel Nallet en fin de carrière, c'est lui qui reprend le flambeau en équipe de France. Et ses prestations actuelles plaident en sa faveur. "Depuis la Coupe du monde, je prends du plaisir dans tout ce que je fais, que ce soit avec le Stade français ou avec les Bleus", avoue l'intéressé. Samedi dernier, face à l'Italie, il a notamment été le meilleur avant français, avec Louis Picamoles. A en croire le joueur, les raisons de cet avènement définitif sont d'ordre psychologique. Lui qui a longtemps effectué des aller-retour dans le groupe des Bleus sans vraiment s'installer dans la durée. "Désormais, j'essaye juste d'amener ce que je sais faire et je ne me pose plus de questions, note Papé. Avant, je m'en posais trop sur ce que je valais véritablement. Mais j'ai mûri, grâce notamment à l'énorme expérience emmagasinée en Nouvelle-Zélande."

"Je sais que la roue tourne"

Et samedi, contre l'Irlande, il sera encore et évidemment l'une des pièces maîtresses du pack français. Le leader de combat. Alors que Yoann Maestri s'est frayé un chemin dans le XV de départ, c'est Nallet qui a laissé sa place. Une nouveauté. Dans l'ère du temps. Et Papé s'attend à un sacré combat : "L'Irlande, c'est toujours une équipe délicate à affronter. Elle aime mettre du rythme et ce sera forcément un match physique, qui se jouera beaucoup devant. On connaît tellement les forces des Irlandais dans ce domaine qu'on a toujours une petite appréhension au moment de les défier." Mais lui n'est pas vraiment du style à avoir peur. "Rien que d'évoquer le maillot de l'équipe de France, de l'avoir sur ses épaules, suffit à se motiver", lâche le deuxième ligne.

Et même si, samedi soir, tout se passe aussi bien pour lui que contre les Transalpins, ne comptez pas sur l'ancien Berjallien et Castrais pour s'enflammer. Le genre de définition qui ne fait pas partie de son vocabulaire. "Si aujourd'hui, je reçois des éloges, tant mieux, affirme Papé. Mais il n'y a pas si longtemps que ça, ce n'était pas le cas. Il y a un an, je n'étais pas sûr de faire la Coupe du monde. Je sais donc que la roue tourne." La sienne est en train de tourner du bon côté...

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