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"Il y a toujours une fin"

Bonnaire : "Il y a toujours une fin"
Par Rugbyrama

Le 07/03/2011 à 16:13Mis à jour Le 07/03/2011 à 16:32

L'équipe de France se déplace samedi, en Italie, là où elle n'a jamais perdu de son histoire. Désireux de terminer le Tournoi sur deux succès, le troisième ligne Julien Bonnaire, étincelant avec Clermont vendredi dernier contre Toulon, refuse toutefois de tomber dans une sorte de suffisance.

Après la défaite en Angleterre, avez-vous conscience que la France doit convaincre en Italie samedi ?

Julien BONNAIRE : L'objectif est déjà de gagner. Si on peut y mettre la manière, tant mieux. Si on peut marquer un maximum de points, tant mieux. Mais pour le contenu, on verra, selon le déroulement du match, au bout des 80 minutes. L'idée est de bien terminer le Tournoi. Il restera encore la réception du pays de Galles et ce match n'aura d'enjeu que si nous gagnons en Italie. Tout ne dépend pas de nous mais s'il reste une chance de remporter la compétition, on la jouera. Actuellement, l'équipe de France progresse à chaque sortie. Il faut continuer.

Pensez-vous réellement que l'équipe de France a démontré des progrès en Angleterre ?

J.B. : Oui. Sur le plan défensif, c'était beaucoup mieux qu'en début de Tournoi. Dans ce secteur, nous avons certes commis deux ou trois erreurs grâce auxquelles les Anglais nous ont traversés mais il y a eu une meilleure communication. Nous devons rester sur cette voie, avec comme ambition le fait de ne pas prendre d'essai en Italie.

Comment jugez-vous cette formation italienne ?

J.B. : Elle a progressé. Il n'y a qu'à regarder ses deux matchs à domicile jusque-là. Si elle avait battu l'Irlande et le pays de Galles, il n'y aurait rien eu à dire. Alors on ne va pas la sous-estimer. Je trouve les Italiens plus disciplinés qu'auparavant. Ils sont également plus ambitieux dans le jeu. Pour résumer, je dirais que c'est une formation aujourd'hui plus complète qu'elle n'a pu l'être et même si la réussite n'est pas toujours au rendez-vous, elle se donne les moyens de réaliser de grosses performances.

Avez-vous en tête le fait que le match en Italie est l'avant-dernier avant que le staff ne dévoile sa liste pour le Mondial ?

J.B. : Non, je ne veux pas me prendre la tête avec ça. Je pense simplement à me donner à fond. Après, tout le monde peut se tromper, se rater... Mais si on montre de l'envie et de l'engagement, on aura fait un grand pas.

Justement, Marc Lièvremont a décidé de reconduire encore le même groupe à Rome, plutôt que de l'ouvrir. Quel regard portez-vous sur ce choix ?

J.B. : Il y a quelques temps, on entendait que le groupe était trop souvent ouvert. Et maintenant, on nous dit qu'il faudrait l'ouvrir ? Moi, je pense que travailler avec un effectif stable favorise la prise de repères, que ce soit au niveau du jeu ou des liens affectifs qui peuvent se créer. Et des liens se sont forcément créés dans ce groupe après avoir passé trois semaines ensemble. On vit bien ensemble et on veut bien finir ensemble.

Vous avez joué avec Clermont vendredi (contre Toulon, NDLR). Au moment d'entrer sur le terrain, aviez-vous l'équipe de France dans un coin de la tête ?

J.B. : Pas du tout. Ma seule envie était de gagner avec mon club. Je n'avais aucune arrière-pensée concernant les Bleus. Et ça s'est plutôt bien passé...

Effectivement, vous avez été l'un des meilleurs Clermontois. Votre performance renforce d'ailleurs l'hypothèse d'une place dans le XV de départ samedi à Rome alors que vous étiez sur le banc à Twickenham...

J.B. : Je n'aime pas être remplaçant, c'est certain. Tout sportif de haut niveau n'apprécie pas de rester sur le banc. Mais je suis parfaitement conscient que le groupe peut être amené à tourner. Cela dépend de beaucoup de paramètres, dont les performances et les résultats en club. Après, j'aspire bien sûr à une place de titulaire.

La France n'a jamais perdu en Italie. Craignez-vous de faire partie de l'équipe qui s'y inclinera pour la première fois ?

J.B. : Je ne pense pas une seule seconde à cela. Mais je sais qu'il y a toujours une fin aux séries.

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