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"Plus fort aujourd'hui"

Bastareaud : "Plus fort aujourd'hui"
Par Rugbyrama

Le 01/02/2010 à 16:38Mis à jour

Comme c'est le cas depuis la tournée en Nouvelle-Zélande et l'affaire qui porte désormais son nom, Mathieu Bastareaud est au centre des attentions. A quelques heures de l'annonce du XV de départ pour l'Ecosse, le Parisien fait le point sur ses ambitions et assure qu'il est plus fort aujourd'hui.

Mathieu, comment avez-vous vécu ces premiers jours marquant votre retour en équipe de France ?

Mathieu BASTAREAUD : Bien. Très bien même. Cela me fait plaisir de revenir en équipe de France, de revenir ici à Marcoussis. Je me sens très bien avec tout le monde. Je prends ce stage comme une nouvelle aventure qui commence. Je regarde devant moi, sans chercher à ressasser ce passé à longueur de temps. Il me faut avancer.

Pensiez-vous il y a quelques mois seulement, vous retrouver ici à Marcoussis ?

M.B. : Je le souhaitais en tout cas. Mais j’étais loin d’être à mon meilleur niveau. Je n’aurais donc pas pu me retrouver en équipe de France. Mais je travaillais pour pouvoir revenir. Marc Lièvremont, au cours de discussion que nous avons eue, me disait que si mon niveau le permettait je pouvais postuler à une place dans le groupe. J’ai un petit peu de chance aujourd’hui, il y a des joueurs blessés à mon poste. A moi de saisir cette chance.

Avez-vous toujours eu l’objectif de revenir en équipe de France ?

M.B. : Oui, c’est pour cela que j’ai travaillé en club. Il m’a fallu un déclic aussi. Une discussion avec mon entraineur, Jacques Delmas, juste avant Biarritz, pour me pousser un peu dans mes performances. Il m’attendait à un certain niveau. Il considérait que je n’étais pas au maximum de ce que je pouvais apporter à mon équipe du Stade français. Cette discussion m’a piqué au vif. J’ai souhaité lui montrer que je pouvais élever mon niveau de jeu.

Vous sentez-vous plus fort aujourd’hui après l’affaire de cet été ?

M.B. : Oui, clairement. J’ai beaucoup travaillé mentalement sur ce qui m’est arrivé. Aujourd’hui, je me sens bien, apaisé, soulagé. Mais surtout avec l’envie d’aller de l’avant. Cela ne veut pas dire que j’oublie ce qui s’est passé. Ce qui a été dit et écrit, je ne l'oublierai jamais. Mais je vis mieux avec.

Est-ce que cette histoire est un moteur pour avancer ?

M.B. : Pas vraiment. Si je reste scotché au passé, je n’avance pas. Ce qui me fait avancer, c’est l’envie de gagner ce tournoi, l’envie de participer à la coupe du monde en Nouvelle-Zélande, l’envie de gagner des titres, que ce soit avec l’équipe de France ou avec le Stade français.

Quelle place occupez-vous aujourd’hui au Stade français ?

M.B. : D’abord, je me sens redevable de mon club qui m’a épaulé du début à la fin de l’affaire. Et puis, mes entraîneurs m’ont demandé de prendre plus de responsabilités au sein de l’équipe. Mais par ce que je fais sur le terrain, pas par de longs discours. Je ne suis pas doué pour cela et je préfère le laisser à des joueurs qui ont plus d’expérience. Je sais que cela viendra un jour, mais pour le moment c’est trop tôt.

Avez-vous le sentiment d’avoir étoffé votre registre de jeu ?

M.B. : Etant donné que tous les week-ends désormais, j’ai des "snipers" qui m’attendent aux quatre coins du terrain, il a été salutaire d’essayer d’aller là où ils ne m’attendaient pas. Dans ce sens, j’espère que j’étoffe mon jeu. J’essaie d’être le plus imprévisible possible. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut que je "surjoue". J’ai mon rugby et c’est celui-là que l’on me demande de faire.

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