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L'antisèche - Les Bleuets se sont reposés sur les fondamentaux

L'antisèche - Les Bleuets se sont reposés sur les fondamentaux
Par Rugbyrama

Le 07/07/2021 à 20:33Mis à jour

TOURNOI DES 6 NATIONS U20 - Victorieux de l'Écosse lors d'un match assez paradoxal (45-21), les jeunes français peuvent remercier leur conquête, qui a su faire la différence. Rapidement réduits à 14, les Bleuets se sont fait peur, mais ont bien résisté aux Écossais pour s'adjuger un succès bonifié.

La match : une entame de feu, du stress encore

Encore une fois les Bleuets s'en sont sorti, mais encore une fois, ils se sont fait peur. Auteurs d'une entame parfaite, ponctuée par trois essais en 20 minutes, les coéquipiers de Maxime Baudonne ont fait la course en tête de bout en bout. Mais l'exclusion d'Enzo Reybier a réveillé des Écossais apathiques jusqu'alors, et leur a surtout donné de l'espoir.

Dès lors, comme depuis le début du Tournoi, les joueurs de Philippe Boher ont eu du mal à imposer leur rythme tout au long de la partie. Et si la conquête à sauvé les meubles, la maîtrise n'a pas toujours été française et les Écossais se sont donné le droit d'y croire jusqu'à dix minutes de la fin du match, moment où les Français ont su reprendre le match. Score final 45-21, pour des Bleuets concentrés désormais sur leur dernier match, face à l'Irlande.

Le tournant : Reybier voit rouge

Nous aurions préféré parler de son essai magnifique, inscrit à la suite d'une action collective géniale. Mais malheureusement, Enzo Reybier s'est signalé pour une raison bien moins éclatante dès la 25e minute de jeu. Défié physiquement par le centre écossais Glendinning, l'ailier d'Oyonnax répond avec un lourd plaquage.

Trop lourd au final puisque son adversaire tombe directement sur la tête. L'arbitre n'hésite que très peu et après utilisation de la vidéo, assène un carton rouge. Les Bleuets, si bien rentrés dans leur match subissent un coup d'arrêt et voient ensuite les Écossais revenir dans la partie. Sans cette exclusion la rencontre aurait sûrement été différente.

Le fait : la mêlée a (heureusement) fait la différence

Dans ce match imparfait sur plus d'un point, il y a bien une grosse satisfaction côté Bleu : la mêlée, ultra-dominatrice. Dans le sillage d'un Daniel Bibi-Biziwu des grands jours - auteur de 36 minutes très satisfaisantes - les Français ont constamment avancé dans les phases de conquête. Plus qu'avancer, ils ont transpercé le pack écossais à chaque occasion, obtenant en plus sept pénalités importantes.

Ainsi, lorsque les Bleuets obtenaient une pénalité dans le camp écossais, ils préféraient choisir la phase de combat plutôt qu'aller en touche ou prendre les points. Grand bien leur en a pris puisque l'avancée de la mêlée a amené non-seulement des actions décisives, mais en plus des cartons jaunes à l'encontre des jeunes écossais. La mêlée a permis aux Bleuets de souffler.

Le stat' : deux essais de pénalité

C'est assez rare, mais les Français n'ont pas dû être mécontents de se voir accorder deux essais de pénalités par M.Jones en cette fin d'après-midi. Le premier à la suite d'un ballon-porté dominant enclenché par Boudou et les siens. Alors que le groupé pénétrant était bien parti pour s'écrouler dans l'en-but écossais, le pilier Banatvala annihile l'action illégalement. Il est sanctionné d'un carton jaune et donc d'un essai de pénalité.

Le deuxième intervient bien plus tard. Alors que les Bleuets sont quelque peu en difficulté et cherchent à se rassurer, ils obtiennent coup sur coup plusieurs pénalités et M.Jones prévient les Écossais. Mais sur une énième mêlée enfoncée, à 5m de la ligne, un avantage est donné. Le ballon sort mais l'arrière Melville commet un en-avant volontaire. L'essai de pénalité est infligé en même temps que le carton jaune et les Bleus prennent le large définitivement.

La question : sans le carton rouge, les Bleuets se seraient-ils fait peur ?

Extrêmement dominateurs avec l'exclusion d'Enzo Reybier, les joueurs de Philippe Boher ont semblé accuser le coup suite à ce fait de jeu. La victoire tranquille qui se dessinait s'est vite transformée en véritable combat. Finalement, les Bleus s'en sont sorti grâce à leur puissance, mais peut-on imaginer que le scénario aurait été bien moins crispant sans ce carton rouge ?

Sans le carton rouge, les Bleuets se seraient-ils fait peur ?

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