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Darracq : "Il y a une maturité à trouver pour aller chercher ce dernier palier"

Darracq : "Il y a une maturité à trouver pour aller chercher ce dernier palier"

Le 30/04/2022 à 19:02Mis à jour Le 30/04/2022 à 19:03

TOURNOI DES 6 NATIONS FÉMININ - Gaëlle Hermet, capitaine des Bleues, Annick Hayraud (manageur) et Thomas Darracq (responsable sportif) se sont présentés en conférence de presse après la défaite du XV de France face à l’Angleterre (12-24), pour analyser ce revers dans cette “finale” du Tournoi.

Annick, on imagine qu’il y a énormément de déception ?

A.H : Oui, forcément. Je crois qu’on avait des ambitions sur cette édition 2022. Vu la physionomie du match, nous sommes déçues et il y a de la frustration.

Et des regrets ?

A.H : Oui, il y a des regrets. Je crois qu’on a eu, à un moment donné, des opportunités qu’on n’a pas su saisir. Ça fait partie du jeu, mais quand on joue une finale, c’est encore plus dur à admettre.

Comment expliquez-vous ces occasions manquées ?

G. H. : Il y a plein de raisons. Juste avant la mi-temps, nous sommes dans leur camp et on doit prendre des points avant de rentrer aux vestiaires. Derrière, la physionomie du match aurait été différente. En première période, nous sommes beaucoup pénalisées. On prend deux essais sur ballon porté. On savait que si on faisait des fautes, on allait prendre des portés qui allaient probablement mener à l’essai.

En seconde période, nous sommes menées, il y a peut-être des opportunités où on peut essayer de jouer à la main et on décide d’occuper au pied. Ce sont plein de petites choses, comme ça, qui font qu’on est derrière au score. En tout cas, j’ai juste à dire que je suis très fière du groupe et de l’état d’esprit. Dans l’intensité et le fait de vouloir défendre notre ligne, nous avons montré notre visage. C’est quelque chose de positif dans cette défaite.

Vous avez souffert sur les ballons portés…

G. H. : On sait qu’elles sont très bien rodées. J’ai envie de dire qu’on les a plutôt bien défendus, car on aurait pu en prendre beaucoup plus. Mais c’est juste la conséquence des fautes faites dans notre camp. Les Anglaises ont le droit de bien jouer, d’être très organisées sur ça.

Vous avez aussi été embêtées en touche. Comment l’expliquez-vous ?

G. H. : C’est l’équipe qui nous met le plus en difficulté aujourd’hui. Elles ont de très bonnes “jumpeuses”. En première mi-temps, nous n’avons pas été capables de s’adapter à ce qu’elles nous proposaient. En seconde période, c’était un petit peu mieux. Si en conquête, nous ne sommes pas propres et si nous n’arrivons pas à donner de bons ballons aux trois-quarts, c’est plus compliqué derrière. On va se remettre en question. C’est de notre ressort puisque nous sommes sur le terrain. Une stratégie est mise en place au début, mais c’est à nous de nous adapter à ce qui est proposé. Aujourd’hui, nous avons un cap à franchir sur ça.

Ne vous manque-t-il pas de vice ?

T. D. : Je ne sais pas si c’est du vice. Il y a certainement une part de vice, une part d’analyse du rapport de force. Le fait du match, c’est notre manque de ballon. Ça a limité notre capacité à scorer un peu plus. Nous avons eu des occasions, des touches ou des mêlées près de la ligne. Malgré tout, ça ne se joue pas si loin. C’est ce qui est frustrant. Nous n’avons pas eu beaucoup de ballons et, à un moment donné, nous avons eu du mal à alterner sur nos prises d’initiatives. On sait qu’il y a une maturité à trouver pour aller chercher ce dernier palier. Aujourd'hui, l’équipe d’Angleterre, de par son expérience et son enchaînement de victoires, a peut-être ce supplément de confiance. Il ne nous manque pas grand-chose, mais pas grand-chose, ça ne fait pas gagner.

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