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Des progrès flagrants

Des progrès flagrants
Par Rugbyrama

Le 25/04/2021 à 10:59Mis à jour

TOURNOI DES 6 NATIONS FEMININ - Si certains ne retiendront que la défaite au final, il serait quand même très sévère de ne pas reconnaître le chemin parcouru cette dernière année.

S’il reste encore un match aux Bleues dans cette fenêtre internationale, et même si ce sera une nouvelle fois l’occasion de mettre fin à cette série de 8 victoires consécutives pour l’Angleterre, ce ne sera plus une finale mais un test match, avec des filles qui vont quitter le groupe. Ainsi après cette ultime rencontre du Tournoi des 6 Nations, l’heure est déjà au bilan. Un bilan mitigé, voire bon si on considère que la France termine exactement à la place qu’on lui promettait. Victoire contre le pays de Galles, victoire contre l’Irlande, défaite contre l’Angleterre, c’est en somme un Tournoi classique pour le XV de France. L’aspect satisfaisant c’est le contenu.

Après une semaine de congés puis une semaine d’isolement, la première opposition, face au XV du Poireau, si faible soit-il, pouvait inquiéter. 53-0 pas de détail. 15 jours plus tard, sans rythme dans les jambes, voilà l’Irlande. L’outsider idéal, la 3e nation européenne, après leur victoire sur l’Italie en petite finale. Le XV du Trèfle, à cette période de l’année, était censé disputer sa qualification pour la Coupe du monde. Leur priorité. Les filles en vert avaient enchaîné les stages de préparation pour atteindre leur pic de forme. Résultat : 56 à 15, elles ne jouent pas à se faire peur ces filles-là.

Il ne manque que le titre

Cette fois-ci ce n’est pas la faiblesse de l’adversaire qui creuse un fossé mais bien la qualité de jeu des " Affamées " bien aidées par leurs 4 renforts du VII. Mais il y a des ombres au tableau. Une mêlée, censée être la meilleure au monde, pénalisée. Une entame délicate… Annick Hayraud détaille : " On est vraiment en train de construire, il nous manque encore un peu d’expérience collective. Il nous reste une saison pour y arriver. On a des jeunes joueuses qui nous ont apporté beaucoup de satisfactions. " On pense évidemment à la jeune arrière Émilie Boulard. Elle qui découvrait le maillot frappé du coq a rapidement montré toutes ses qualités à travers ses grandes enjambées. Un essai par match, trop beau pour être vrai. Et voilà que le dernier, le plus important, est entaché d’un en-avant. Cette finale aurait été complètement différente. " C’est encourageant pour la suite, mais ça reste une défaite. Mais j’en suis convaincu un jour, le travail finira par payer. "

Mais il paie déjà Annick ! Il n’y qu’à regarder le trajet parcouru depuis le France – Angleterre du Tournoi 2020 (13-19). À l’époque, les Bleues avaient été submergées dans l’axe du terrain et sur les mauls. L’ouvreuse Caroline Drouin nous confiait dans notre podcast Vendredi c’est Rugby, que depuis la pandémie, les équipes de France faisaient partie de celles qui avaient le plus travaillé. Et ça s’est vu. Les problèmes cités ci-dessus corrigés, que reste-t-il de plus à l’Angleterre aujourd’hui ? Un peu plus de dimension physique et d’expérience mais c’est tout. Cette finale ne tenait qu’à un en-avant finalement. Et puis tant pis pour cette maudite série, maintenant que la France en a perdu 8, elle peut en perdre 9, la semaine prochaine, et même 10 l’an prochain. Celle qui comptera, ce sera la 11e qui aura lieu en Nouvelle-Zélande pour la Coupe du monde.

Par Baptiste BARBAT

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