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Les Bleues prêtes à défier la montagne anglaise

Les Bleues prêtes à défier la montagne anglaise
Par Enzo Diaz via Midi Olympique

Le 02/02/2020 à 08:30Mis à jour Le 04/02/2020 à 18:00

TOURNOI DES 6 NATIONS FÉMININ 2020 - Opposées d'entrée à leurs rivales anglaises, qu'elles n'ont plus battu depuis quatre matchs, les Françaises comptent bien jeter toutes leurs forces dans la féroce bataille qui les attend ce dimanche après-midi (coup d'envoi 13h30) à Pau. Pour les Bleues, il est l'heure de conjurer le sort.

Deux petits points. Si près et à la fois si loin. Dire que ces deux petits points, écart du résultat de la confrontation au Super Series de San Diego et du dernier en date du côté d'Exeter en novembre dernier en faveur des Sujets de sa Majesté ne trottent pas dans la tête des Françaises serait mentir. Battues sur le fil aux États-Unis (20-18) puis en Angleterre (17-15), les joueuses d'Annick Hayraud, Samuel Cherouk et Stéphane Eymard savent qu'elles ne sont pas des années lumières de leurs meilleures ennemies. "Nous ne sommes pas loin d'elles sur tout, sauf peut-être encore un peu sur les automatismes. Mais c'est ce sur quoi nous travaillons avec le staff" expliquait en milieu de semaine Pauline Bourdon.

Nommée parmi les meilleures joueuses de la planète en novembre dernier, la polyvalente et talentueuse sociétaire de l'Association Sportive Bayonnaise qui peut aussi bien jouer demi de mêlée que demi d'ouverture se rappelle qu'elle et ses coéquipières n'ont plus vaincu les "Red Roses" depuis bientôt deux ans. C'était à Grenoble en mars 2018 pour un succès acquis aux tripes qui ouvrirait le chemin du cinquième Grand Chelem des Françaises. Pétri de qualités et animé d'une saine concurrence qui voit par exemple cet après-midi l'historique cadre et deuxième ligne Safi N'Diaye (31 ans, 71 sélections) être mise sur le banc au profit de la jeune pépite de Bobigny Maddoussou Fall (21 ans, 4 sélections), le groupe bleu s'est préparé en conséquence pour ne pas louper la première marche, souvent décisive pour la suite.

Travail et bonne humeur

Trois semaines de travail depuis début janvier, avec notamment un stage de cinq jours en Espagne du côte de Benidorm. Trois semaines pour reparler d'Exeter et pour évacuer aussi la frustration. "En Angleterre, le scénario on l'avait prévu, anticipé et voilà il est arrivé. Malheureusement, nous n'avons pas fait ce que nous devions faire. Cela a marqué les joueuses. Nous en avons beaucoup parlé ouvertement à la fin du match, après, même en janvier... Il faut que cela nous serve à ne pas reproduire ce type d'erreurs. Ce sont des détails certes, contre certaines nations, on arrive à s'en sortir malgré tout, mais contre les Anglaises, nous ne sommes pas aujourd'hui au-dessus pour pouvoir se permettre ce genre de fautes.." assure Annick Hayraud.

Les Françaises entendent donc conjurer le sort face à ce qui s'apparente à leur vrai poil à gratter, qui reste sur quatre succès consécutifs en confrontations directes. "Elles nous connaissent bien, savent nous jouer. Elles ont beaucoup d'expérience, et pour l'instant elles sont meilleures que nous. Il faut se l'avouer. C'est comme ça, ça fait partie du jeu. À nous de faire en sorte d'inverser la tendance" rajoute la manager. Le discours lucide est celui d'une équipe qui ne demande qu'à franchir un cap, dans l'optique aussi du Mondial disputé en Nouvelle-Zélande en 2021.

"Il faut se servir de cette expérience passée face aux Anglaises justement pour ne pas refaire les mêmes erreurs ou ne pas oser lors du prochain match. Il faut être capable d'améliorer nos performances. Ce que j'ai envie c'est que l'on sache pourquoi nous avons perdu à la dernière minute. On regarde, on analyse et à chaque fois nous permet d'avancer. C'est sûr que cette fois-ci , ce serait bien que le résultat soit en notre faveur et qu'on soit capable de les gagner. Ça travaille bien, ça travaille beaucoup. L'état d'esprit est remarquable. Il y a quand même des signaux positifs..." Annick Hayraud y croit dur comme fer.

Au pied des Pyrénées, ce dimanche après-midi, dans un stade prêt à les porter, les Bleues ont une occasion en or de lancer "un nouveau départ". Démarrer une aventure similaire à celle vécue en 2018 ou en 2014, assortie d'un Grand Chelem dans le Tournoi des 6 Nations. 2014, date de la dernière venue des Françaises au Hameau pour conquérir un quatrième Grand Chelem. Ce n'était pas l'Angleterre en face, mais l'Irlande. "Si on fait un gros Tournoi, certaines équipes vont se dire que la France est là. Mais d'abord, il faut marquer les esprits." Pauline Bourdon et sa bande sont prêtes à en découdre !

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