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La tendance du Midol : l’orgueil précède la chute

  • L'Irlande s'est-elle vue trop belle après sa victoire en poule contre l'Afrique du Sud ?
    L'Irlande s'est-elle vue trop belle après sa victoire en poule contre l'Afrique du Sud ? PA Images / Icon Sport
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L'Irlande se voyait déjà en finale de la Coupe du monde malgré sa défaite en phase de poules face à l'Afrique du Sud, comme l'explique Eben Etzebeth. Un excès d'orgueil mal venu pour des Verts éliminés dès les quarts de finale.

Six mois ont passé depuis que la dixième Coupe du monde a rendu le verdict que l’on sait, au Stade de France. À son sujet, convenez d’ailleurs que plus le temps passe et plus les langues se délient : ces jours derniers furent par exemple mis à nus certains aspects de la dernière campagne automnale de l’Irlande ; un potin certes inoffensif mais que les Diables verts auraient probablement souhaité enfouir à jamais.Ici, c’est donc le grand Eben Etzebeth qui leva alors le voile sur les coulisses de cet Irlande - Afrique du Sud (13-8) que l’on considère encore comme le sommet des phases de poule du Mondial, en termes de sauvagerie, d’intensité ou de combat. "Après le match, contait donc Etzebeth au micro du Rugby Pod, j’ai naturellement serré la main des Irlandais et parmi eux, au moins douze d’entre eux m’ont dit : "On se voit en finale, Eben." Les écoutant, j’ai aussitôt pensé au calendrier qui nous attendait : nous étions promis à affronter la France et eux, les All Blacks…" 

Ces gars-là sont-ils vraiment sérieux ? Pensent-ils vraiment que leur quart sera une formalité ?

À l’époque, l’opinion publique se projetait volontiers sur une finale France - Irlande quand les Diables verts, alors numéros 1 mondiaux, estimaient que les Springboks n’avaient finalement peu de choses à craindre de la bande à Galthié et que de leur côté du tableau, cette Nouvelle-Zélande en reconquête serait pour eux une affaire ordinaire ou tout comme. "Leurs mots m’ont longtemps fait réfléchir, poursuivait Eben Etzebeth au fil de ce podcast. Je me suis dit : "Ces gars-là sont-ils vraiment sérieux ? Pensent-ils vraiment que leur quart sera une formalité ?" J’en ai rapidement déduit qu’ils faisaient tous une immense erreur, en oubliant que la Nouvelle-Zélande avait été l’équipe la plus dominante du circuit international ces vingt dernières années. […] Au rugby, la gloire est précaire : tu peux faire la plus incroyable des saisons et tout anéantir en manquant, sur le match qui suit, un seul de tes deux cent plaquages…" Au vrai, il y a donc mille et une façons d’analyser la sortie de route irlandaise qui suivit, en quart (24-28). Le complexe de supériorité qui habitait les gonzes d’Andy Farrell ce jour-là en est une. L’absence de bon sens populaire, qui veut que les grandes équipes ne meurent jamais, en est une autre…

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Les commentaires (4)
Demainalaune Il y a 11 jours Le 14/05/2024 à 22:37

L'irlande a battu l'Afrique du Sud... de quoi parlent-ils?

Spudd03 Il y a 12 jours Le 14/05/2024 à 16:22

...tout comme la France. Pour certain, on était DÉJÀ champion du Monde...
Ah non, c'est vrai...c'est de la faute de l'arbitre...

unepunk Il y a 11 jours Le 15/05/2024 à 15:35

Absolument. Nous avions un melon énorme, et je subodore que ç'a atteint l'équipe.

Hooper Il y a 10 jours Le 15/05/2024 à 23:58

J'ai également pensé à la France.