Top 14 – Toulouse surclasse le Stade français et prend la place de leader

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Le Stade toulousain a littéralement surclassé (49-18) un Stade français complètement dépassé… À l’issue de ce choc sur la pelouse d’Ernest-Wallon, les hommes d’Ugo Mola prennent donc la place de leader pour la première fois de la saison !

Dans son antre d’Ernest-Wallon à nouveau à guichets fermés, le Stade toulousain s’est offert le Stade français en conclusion de la 23e journée du Top 14 et chipe de ce fait le fauteuil de leader à son adversaire du soir (49-18).

Les Toulousains en démonstration s'imposent avec le bonus contre le Stade français et prennent la place de leader aux dépens des Parisiens \ud83d\udd1d

Le film de la rencontre > https://t.co/kMUzCYwPgV pic.twitter.com/WTScFSmBfv

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) May 12, 2024

À deux semaines de la finale de la Champions Cup face à sa bête noire du Leinster, le Stade toulousain a déjà mis fin à une première série négative : cela faisait trois ans que les Stadistes n’avaient plus battu les soldats roses (depuis janvier 2021, soit 5 matchs). C’est chose faite avec cette très large victoire, bonus offensif à la clé (six essais inscrits).

Graou – Mallia : une charnière qui a de la gueule !

Paul Graou et Juan Cruz Mallia ne composeront pas la charnière titulaire toulousaine en finale de Champions Cup dans deux semaines. Ils ne seront pas non plus alignés ensemble sauf blessures en phases finales du Top 14. C’est qu’à Toulouse, un très bon joueur peut en cacher un autre et que la concurrence est rude… Il n’empêche, avec Antoine Dupont sur le banc et Romain Ntamack ménagé, ce sont eux qui avaient la responsabilité du jeu stadiste dans ce choc face au leader du championnat, et force est de constater qu’ils ont fait honneur aux prestigieux absents du soir.

Les deux compères ont parfaitement tenu le jeu toulousain avec un jeu au pied précis, une belle alternance, et des actions décisives. Une passe au pied parfaite pour l’ouvreur argentin sur le premier essai du soir inscrit par l’inévitable Matthis Lebel ; une course intérieure de soutien "à la Dupont" pour Graou après un bon travail de Capuozzo, pour une double prestation globale de très bonne facture, symbole de la maîtrise toulousaine du soir.

Face à une équipe du Stade français réputée pour sa défense et sa fiabilité à l’extérieur, les Toulousains étaient prévenus et ont mis beaucoup de rythme en début de match. Un break rapide (10-0), avant de baisser la garde et de se faire surprendre par le travail de sape efficace des avants parisiens et du talonneur Peyresblanques.

Paris impuissant

Revenus à hauteur en milieu de première période, les hommes de Karim Ghezal n’ont pas réussi à maintenir le niveau d’engagement suffisant pour rivaliser face à cette équipe toulousaine. Surtout, leur jeu d’attaque fut trop lisible pour la défense rouge et noir à son avantage, une semaine après avoir encaissé 26 points en demi-finale de Champions Cup face aux Harlequins. Les coéquipiers de Paul Graou ont parfaitement exploité l’indiscipline parisienne et les ballons de récupération pour faire la différence et virer en tête à la pause (20-13).

S’il y avait match jusqu’aux citrons, ce ne fut pas le cas dans le second acte. Sans doute vexés d’avoir perdu le contrôle de la partie une semaine auparavant face aux Anglais des Quins, les Toulousains n’ont pas fait la même erreur et sont repartis très forts dès le coup d’envoi. Le toujours très bon Pita Ahki profitait d’un bon décalage de Thomas Ramos pour aplatir en bout de ligne (43e), et l’international français bonifiait un modèle de turnover pour récompenser sa bonne partie (56e).

Etien avait beau réduire l’écart sur l’une des rares erreurs défensives stadistes (58e), le match restait sous pavillon toulousain et avec un banc quatre étoiles (Cros, Mauvaka, Meafou, Dupont qui n'est pas entré en jeu…), la mission s’avérait trop difficile pour ce Stade français là. Aux alentours de l’heure de jeu Ugo Mola avait beau regretter l’absence de rythme, ses hommes ont toutefois réussi à mettre à mal six fois l’une des meilleures défenses de notre championnat. Emmanuel Meafou avec son doublé tout en puissance dans les cinq dernières minutes pourra se satisfaire d’avoir réussi à lui seul à faire exploser la défense parisienne.

À la fin de cette 23e journée, tandis que rien n’est joué derrière pour le top 6, le champion de France en titre déroule et le constat est implacable : il y a Toulouse et les autres. "C’est mérité, ils étaient trop forts ce soir", reconnaissait aisément le Parisien Joris Segonds au micro de Canal +. Avec désormais sept points d’avance sur l’UBB, troisième, les Haut-Garonnais pourront gérer tranquillement leur effectif en vue de la finale de Champions Cup la semaine prochaine sur la pelouse de Montpellier. Paris devra en revanche batailler et s’imposer face à Bordeaux pour valider sa place en demi-finale. Si la vérité de mai n’est pas toujours celle de juin, on a néanmoins du mal à imaginer, actuellement, qui pourra empêcher ce Stade toulousain de conserver le Bouclier de Brennus.

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Les commentaires (53)
ViveLeRugby Il y a 11 jours Le 13/05/2024 à 11:06

Enfin, l'imposture est terminée. Et sans le vol du match face à Bayonne, le Stade Français ser

STEF65 Il y a 11 jours Le 13/05/2024 à 09:52

Et ils sont où, et ils sont où...
allez sans rancune

Pil2dax Il y a 11 jours Le 13/05/2024 à 09:28

Sur la forme actuelle et le niveau de jeu, on peut légitimement imaginer une finale ST-UBB (ou l'inverse, ça dépend pour qui on tient). Même si l'UBB risque de perdre Buros, voir Deporteere. Difficile. Mais pas insurmontable. 2 belles équipes dans tous les cas, brillantes. Réponse mi-juin.