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Top 14 - L’emprise fatale des avants Bordelo-Béglais face à La Rochelle

Par Jérôme PRÉVÔT
  • Ugo Boniface, le pilier bordelais fut à la pointe du combat face à La Rochelle.
    Ugo Boniface, le pilier bordelais fut à la pointe du combat face à La Rochelle. Icon Sport - Icon Sport
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L’emprise des avants bordelais fut presque totale avec deux piliers Boniface et Tameifuna en feu. Les gazelles des lignes arrières ont su en profiter.

Dire que les supporters bordelais avaient cru voir un mauvais pressentiment avec le forfait in extremis de Lekso Kaulashvili remplacé par Ugo Boniface avec l’entrée dans le groupe d’un pilier Toma’akino Taufa, débarqué en cours de saison de Nationale.

En fait, il n’y avait rien à craindre, les fans girondins ont eu droit à un véritable festival, et d’abord des avants de l’UBB qui ont totalement mis sous l’éteignoir le réputé si puissant pack de La Rochelle.

Les Bordelais ont déroulé face à un Stade rochelais complètement dépassé. Un festival offensif qui permet à l’UBB de s’offrir un bonus qui pourrait être précieux dans ce sprint final...

Le film du match : https://t.co/RghgwuQVHe pic.twitter.com/xtV6cqI3Sa

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) May 11, 2024

On parle aussi de conquête directe, mais aussi des autres aspects du jeu d’avants, le combat au sol qui a empêché l’adversaire d’enchaîner et de libérer ses ballons dans de bonnes conditions.

53, chiffre magique

On évoque aussi le jeu offensif, les pick and go, ces duels tout en puissance qui ont amené l’essai de Tatafu qui a rendu la victoire de l’UBB irrésistible. Ces "ramassages" ont aussi conclu l’essai de Maxime Lamothe, après une première phase de jeu déployé, riches de passes après contact dont une chistéra décroisée d’école sur un pas d’Adam Coleman.

Si nous devions retenir une performance individuelle de cette soirée de gala, ce serait celle d’Ugo Boniface. En 53 minutes, le pilier gauche Lot-et-Garonnais a laissé son bristol aux 28 000 spectateurs, par ses courses et ses relais. Il joua un rôle d’ailleurs sur l’essai de Lamothe. Les moins attentifs ont compris pourquoi il était champion du monde des moins de 20 ans et pourquoi l’UBB avait fait l’effort de l’arracher à l’Aviron Bayonnais en 2022. C’est lui qui a marqué le premier essai, via un dernier relais sur cinquante centimètres, mais auparavant, il était intervenu, lancé, au milieu de terrain pour faire rebondir l’action. Ce Boniface-là porte haut un patronyme "historique" du rugby français. L’emprise des Bordelais fut donc presque totale, la beauté des actions de ses attaquants en découla. Y compris, l’essai de Louis Bielle-Biarrey, long de 95 mètres après une pénalité rapide jouée par Damian Penaud. Le prototype de l’essai de gazelles destiné à repasser en boucle à la télé. On n’oubliera pas qu’il fut généré par un grattage de Ben Tameifuna, l’alter ego de Boniface en plus vieux (32 ans), en plus lourd aussi (poids fluctuant). Mais pas moins actif.

Il a laissé sa place à Taufa à la 64e minute, mais il était sorti temporairement pendant onze minutes en première période (6e-17e). 64 moins 11, ça fait 53 ; pile le même temps que celui passé par Boniface sur le terrain. C’était le chiffre magique du jour, le temps juste plus ou moins prévu par le staff de Yannick Bru pour mettre ses piliers titulaires en position de jouer les torpilles ou les mines destinées à faire couler le cuirassé rochelais, qui en a vu pourtant bien d’autres.

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