Grenoble ne voulait pas mourir

Par Nicolas Zanardi
  • L'ouvreur du FCG SamDavies a parfaitement mené le jeu de son équipe, qui a infligé un cinglant 31-0 en deuxième période aux Provençaux.
    L'ouvreur du FCG SamDavies a parfaitement mené le jeu de son équipe, qui a infligé un cinglant 31-0 en deuxième période aux Provençaux. Icon Sport - Icon Sport
Publié le Mis à jour
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Alors que les joueurs du FCG avaient vu leur dynamique plombée avant Noël par 6 nouveaux points de pénalité, eux-mêmes se demandaient s’ils allaient trouver les ressources pour rebondir. La réponse fut éclatante face aux Provençaux (45-10), éparpillés au terme d’une deuxième période démente.

Mauricio Reggiardo, manager des Provençaux, se pinçait lui-même pour y croire. « Statistiquement, nous sommes la meilleure équipe de Pro D2 sur les entames de seconde période. Là, nous avons été dominés partout, incapables de marquer le moindre point. » Au total ? C’est un cinglant 31-0 qui a sanctionné l’implacable domination des Dauphinois, auteurs de 5 essais tous plus beaux les uns que les autres (7 au total). « On avait l’impression qu’ils jouaient leur vie sur chaque ballon », complétait Reggiardo. Vrai. Car c’est bien cette fureur de vivre qui a animé les Isérois, désormais touchés de 12 points de pénalité et laissés pour morts avant Noël, qui avaient envie de crier à la face du rugby leur inextinguible volonté de résistance. « Ça nous tenait à cœur de répondre sur le terrain, avec tout ce qui se passe en dehors du terrain, soufflait l’ailier Geoffrey Cros, auteur d’un doublé. On voulait montrer que, sportivement, qu’on allait être présent jusqu’à la fin de la saison. Mais de là à passer 45 points au deuxième du championnat, on ne s’attendait pas à ça ! » Entraîneur d’un pack dominateur entraîné par un Javakhia monstrueux, Patrick Pézery ne pouvait qu’abonder dans le sens de son trois-quarts. « Le mot qui prédomine, c’est fierté, soufflait le Varois. Il y a de la fierté pour ce groupe, ces joueurs. Pour ce qu’ils ont mis dans ce match, il y a énormément d’indicateurs sur la qualité de cette équipe. C’est facile de dire ça après une belle victoire mais la différence c’est qu’on le pense, peu importent les situations. »

 

« Les joueurs de Provence nous ont dit de continuer à ne rien lâcher »

Encore une fois impérial dans la conduite du jeu de son équipe malgré une défense provençale qui l’avait manifestement ciblé, le demi d’ouverture gallois Sam Davies avait la mine radieuse. « Les vacances de Noël sont arrivées probablement au bon moment pour Grenoble. C’était une chance de pour nous de réinitialiser notre état d’esprit et c’était important pour tous, les joueurs, le staff, le président de montrer du respect pour ce blason. On va continuer de se battre pour le FCG. Comme joueurs, on doit rester concentrés sur le terrain et montrer ce qu’on sait faire. » Le mot de la fin ? On le laissera au capitaine Steeve Blanc-Mappaz, comme toujours exemplaire. « Autant je suis souvent en train de reprendre les gars sur leur comportement, autant ce soir ils ont été admirables de la première à la 80e, avec un état d’esprit de tueur qui m’a beaucoup plu en seconde mi-temps. Ce groupe a vraiment du caractère pour réagir une fois de plus comme cela, après une énième semaine de vacances pas faciles. Même nos adversaires de Provence Rugby nous ont félicités à la fin du match en nous disant de continuer à ne rien lâcher, cela fait toujours plaisir. » De là à croire encore la qualif' possible pour les Alpins ? « Moi, ce que je regarde, ce n’est pas le nombre de points mais de victoires, analysait Reggiardo, digne vaincu. Grenoble en a remporté autant que nous, c’est dire la qualité de cette équipe. Alors, peuvent-ils le faire ? Vous savez, en rugby, il n’y a rien d’impossible lorsqu’un groupe a décidé de se faire mal ensemble. » Alors, qui sait...

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