• Vincent Moscato, ici aux côtés de son ancien partenaire et vice-président de la FFR Serge Simon, est désormais à la tête d'une des émissions radio de sport les plus écoutées de France, le "Moscato Show". Lundi, il est revenu sur les propos d'Ugo Mola après Toulouse-Munster.
    Vincent Moscato, ici aux côtés de son ancien partenaire et vice-président de la FFR Serge Simon, est désormais à la tête d'une des émissions radio de sport les plus écoutées de France, le "Moscato Show". Lundi, il est revenu sur les propos d'Ugo Mola après Toulouse-Munster. Icon Sport - Icon Sport

TOP 14 - Vincent Moscato : "Ugo Mola ne peut pas se plaindre"

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Avec sa victoire face au Munster, dimanche à ernest-Wallon (20-16), le Stade toulousain a validé son ticket pour les phases finales de Champions Cup. Après la rencontre, son manager Ugo Mola s'est toutefois montré inquiet du calendrier chargé qui attend son équipe en fin de saison. Des propos qui ont fait réagir dans l'émission Moscato Show.

C’est une ligne éditoriale volontairement provocatrice, entre humour et débat. La marque identitaire du Moscato show, où la limite est ténue entre le débat et le potache, le sérieux et l’ironique. Ce lundi, au lendemain de la courte victoire du Stade toulousain sur le Munster (20-16) en Champions Cup, l’émission "talk and sport" de RMC s’est penchée sur cette question : "Les Toulousains sont-ils des pleureuses ?". Dans le viseur, les déclarations du manager des Stadistes Ugo Mola, après la rencontre : "Ce que je sais, c’est que le Top 14 va encore une fois être faussé avec les nombreuses équipes françaises éliminées, qui auront forcément plus de repos. Notre calendrier risque d’être dantesque lors des prochains mois, mais nous sommes habitués." 

Un exercice de complainte qui ne convainc pas l’ancien talonneur international (4 sélections) et champion de France 1991 avec Bègles-Bordeaux. "Le championnat il est faussé par les blessures, les doublons, par plein de choses. On s’en fout ! Ça fait partie de notre paysage rugbystique. Le championnat n’est pas faussé : il est là, tu le gagnes ou tu le perds. Le reste, on s’en cire."

Moscato : "C’est sûr, à la fin, ils risquent d’être un peu courts"

Vincent Moscato développe : "Le Stade toulousain devrait être heureux. Le haut niveau amène le haut niveau et Ugo ne peut pas se plaindre. Il se dit que les autres vont le coincer en phase finale parce qu’ils seront plus frais ? C’est la vie. Ou alors, il ne fallait pas te qualifier en Coupe d’Europe. Mais le Stade toulousain, avec son armada, peut jouer sur trois tableaux : l’équipe de France, la Coupe d’Europe et le championnat. C’est sûr, à la fin, ils risquent d’être un peu courts. Ils l‘ont constaté l’an dernier, ils ont fini claqués. Mais c’est l’essence même de ce sport. Sinon, entraîne Oyonnax et tu verras, t’auras moins de problèmes avec la Coupe d’Europe et le Tournoi des 6 nations. Mais franchement, quel bonheur d’être qualifié pour les deux !"

\ud83c\udfc6 La Coupe d'Europe fausse-t-elle le Top 14 ?

\ud83c\udf99 Vincent : "Ça va rien fausser du tout. Le championnat, tu le gagnes ou tu le perds. Le reste, on s'en cire ! Ça fait partie de notre paysage rugbystique. On n'a jamais dit que tout le monde était égaux au rugby !" pic.twitter.com/L3fSbJ5pPp

— Super Moscato Show (@Moscato_Show) January 23, 2023

Également consultant dans l’émission et présent régulièrement en plateau, l’ancien centre du XV de France (23 sélections) et du Stade toulousain Denis Charvet poursuit : "Je ne comprends pas cette sortie, je ne sais pas pourquoi Ugo (Mola) l'a faite. Ce n’est pas faux, mais ça ne sert à rien de le dire. A demi-mots, il dit aussi que le Leinster est favorisé, qu’ils recevront en demi-finale et qu’ils jouent moins de matchs, qu’ils seront plus frais. Mais Ugo, tu la connais cette histoire ! Ils ont bien démarré le Top 14, ils sont premiers. L’an dernier, ils avaient connu un très mauvais début de championnat."

Charvet : "Les Toulousains se nourrissent de ça depuis des années"

Pour Charvet, ce n’est pas tant le fond du débat que la forme qui pose problème : la problématique n’a rien de nouveau, cette communication non plus. "Ce débat me chagrine. Les Toulousains se nourrissent de ça depuis des années, depuis Guy (Novès) au départ. Ils sont le petit village isolé… Pourtant, ils ont des problèmes de riches ! Son argument ne tient pas vraiment. Se plaindre ? Ils ont un effectif énorme. Ils recrutent des internationaux qu’ils n’auront pas pendant le Tournoi, mais ils doivent tout de même s’y attendre ! Et dans le même temps, il faut aussi comprendre que le championnat est beaucoup plus difficile qu’avant. Mais cette année, ils ont bien démarré le Top 14." 

Au classement, ils profitent d'un matelas de 3 points sur le second et 14 points sur le premier non-qualifié, en tête du championnat, qui devra permettre aux Toulousains de gérer leur effectif selon les états de forme en deuxième moitié de saison, alors qu’arrivent les doublons du Tournoi et que les phases finales de Champions Cup débuteront presque immédiatement en suivant. Un confort qu’ils se sont gagnés depuis septembre et dont ils ne bénéficiaient pas l’an dernier, au même moment de la saison.