• Anthony Bouthier et les Cistes ont tenté de renverser la partie.
    Anthony Bouthier et les Cistes ont tenté de renverser la partie. Icon Sport - Icon Sport

Champions Cup - Après un réveil tardif, Montpellier arrache le nul devant les London Irish

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CHAMPIONS CUP - Un sursaut d'orgueil un peu tardif pour un match nul. Des Montpelliérains déjà qualifiés pour les huitièmes de finale de cette Champions Cup ont d’abord été surpris par les joueurs des London Irish dimanche. Dominés dans le premier acte, les Cistes ont sonné la révolte en deuxième période. Et remonté un débours de 21 unités. Pour finalement aboutir à un score de parité (21-21).

Montpellier bouclait la phase de poule de la Champions Cup ce dimanche au GGL Stadium face à l'équipe des London IrishL’histoire aurait été belle si Gabriel N’gandebé avait réussi à planter un essai en coin, quatre minutes après la sirène. Au bout d’une action collective de 80 mètres et pour sa 100e sous le maillot héraultais. Surtout, après une énorme réaction d’orgueil d’une équipe d’abord fortement malmenée dans cette partie ! Mais l'ailier n'a pas réussi à contrôler le ballon et finalement, Montpellier et les London Irish se quittent sur un score de parité (21-21).

 

Montpellier d'abord malmené

 

Avec les résultats de samedi, les Montpelliérains étaient déjà qualifiés avant même de jouer leur rencontre face aux London Irish ce dimanche. Est-ce que cela a joué dans leurs têtes ? Toujours est-il que leur première période est terne. Ce sont les Anglais qui prennent rapidement les choses en mains. Ils s’appuient sur deux ballons portés pour déstabiliser la défense héraultaise avant d’envoyer Adam Coleman (7e) puis Juan Martin Gonzalez (36e) boucler les quelques mètres les séparant de l’essai. Entretemps, les visiteurs font preuve d’initiatives, avec des relances qui créent des brèches dans la défense des Cistes. À l’inverse, les Héraultais cherchent à répliquer après le premier essai anglais. Et jouent en touche ou à la main des pénalités tentables pour essayer de faire sauter le verrou de la défense des London Irish. Mais cela n’est pas concluant, les fautes de main montpelliéraines combinées à la défense agressive des visiteurs condamnent les initiatives héraultaises. Et à la pause, Montpellier est donc mené 0-14 par un adversaire très réaliste. Pas dominateurs en conquête dans le premier acte, les Héraultais concèdent même un nouvel essai sur ballon porté en début de deuxième période. Par le talonneur Agustin Creevy (0-21, 49e).

 

Du banc et une révolte des Cistes 

 

Les locaux ont alors un véritable sursaut. Ils trouvent enfin des solutions et de l’avancée dans l’aspiration de leurs entrants. Thomas Darmon profite d’une passe à hauteur après un travail de ses avants pour planter le premier essai ciste (57e). Les joueurs du MHR réussissent enfin à déstabiliser la défense adverse, notamment en sollicitant très vite l’aile gauche sur des renversements de jeu d’un bout à l’autre du terrain sur la largeur. Gabriel N’gandebe puis Anthony Bouthier mettent ainsi un peu le feu sur ce côté. Sur le reculoir, l’équipe des London Irish perd Paddy Jackson sur carton jaune (68e) et craque sur les coups de boutoirs des avants héraultais. C’est Vincent Giudicelli qui est à la conclusion (69e). Puis avec rage, Cobus Reinach joue rapidement une pénalité à la main pour inscrire un troisième essai en faveur des Cistes (69e). Les transformations réussies par Louis Carbonel permettent au MHR de revenir à hauteur des London Irish (21-21). Et sur une dernière relance depuis leurs 22 mètres, les Montpelliérains sont donc tout près de réussir à marquer un essai dans le coin gauche par Gabriel N’gandebé après une remontée collective, notamment passée par le côté opposé et Vincent Rattez.  Mais un mauvais contrôle du ballon stoppe l'offensive et le match. Le réveil héraultais a donc sonné trop tard et les deux équipes se quittent sur un score de parité. Les Cistes joueront les huitièmes de finale de cette Champions Cup. La partie d'aujourd'hui leur rappelle que sur ce type de match couperet, ils n'auront pas le droit au faux départ…