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Champions Cup - Thomas Ramos (Toulouse) : "Je sais que je n'ai jamais mis de fourchette"

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CHAMPIONS CUP - Pour la première fois depuis le début de sa suspension, qui prendra fin dimanche soir, l'arrière international du Stade toulousain Thomas Ramos prend la parole dans Midi Olympique pour évoquer la fourchette présumée sur le demi de mêlée de Sale Gus Warr, dont il a été reconnu coupable mais qu'il nie fermement. Lui regrette que le témoignage de son adversaire n'ait jamais été remis en cause. 

Suspendu cinq semaines après la victoire contre Sale le 18 décembre dernier, l'arrière du Stade toulousain Thomas Ramos verra sa sanction prendre fin dimanche soir. S'il ne pourra donc pas jouer contre le Munster pour la quatrième journée de Champions Cup, l'intéressé partira en stage avec le XV de France, à partir de lundi à Capbreton, pour préparer le Tournoi des 6 Nations. "La compétition me manque", explique l'international dans les colonnes de Midi Olympique. Un entretien dans lequel il prend la parole pour la première fois depuis son carton rouge reçu face aux Sharks, et la citation pour un contact volontaire avec la zone oculaire du demi de mêlée adverse Gus Warr, dont il a été reconnu coupable mais qu'il nie fermement.

"Il y a un manque de sincérité de sa part qui est énorme"

Thomas Ramos donne sa version des faits et remet clairement en cause le témoignage de Warr : "Ça fait mal d'apprendre le lendemain, à trente minutes de l'heure limite de citation, que je suis cité pour une fourchette. [...] J'ai découvert le récit du demi de mêlée..." Et que dit-il ? "Que je lui ai mis trois doigts dans l'oeil pendant cinq secondes ! Déjà, aucune image ne le montre. Je sais pertinnement que je n'ai jamais fait ça. Vous imaginez trois doigts dans l'oeil pendant cinq secondes ? Vous ne pouvez pas rejouer dans la minute suivante et vous avez l'oeil rouge au moins une semaine. Le mec était intact. [...] Il y a un manque de sincérité de sa part qui est énorme. C'est dur à accepter." Et d'insister : "Quand tu es accusé, tu dois te défendre. Mais la parole du mec qui m'a accusé n'a jamais été remise en question alors qu'aucune image ne le montre. C'est ce qui me gêne le plus. [...] Je sais que je n'ai jamais mis de fourchette à ce joueur." 

Thomas Ramos a aussi été interrogé sur la tournée de novembre avec le XV de France, quand il fut propulsé titulaire en l'absence de Melvyn Jaminet, et qu'il fut à créditer de trois très bonnes performances. "J'avais une chance à saisir et je pense l'avoir fait", avoue-t-il. Et de reconnaître que cet épisode automnal marque un tournant dans sa carrière en équipe nationale : "Avant l'automne, j'avais dix-sept sélections mais je ne me considérais pas comme un vrai international... Je n'avais jamais enchaîné trois matchs. Cette tournée m'a permis de ne plus me poser mille questions."

Retrouvez l'intégralité de l'interview sur midi-olympique.fr