• Gaël Fickou n'a pas mâché ses mots à l'issue de la rencontre face aux Harlequins.
    Gaël Fickou n'a pas mâché ses mots à l'issue de la rencontre face aux Harlequins. Icon Sport

Champions Cup - Gaël Fickou : "Celui qui est content de ce match n’a rien à faire dans cette équipe du Racing 92"

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Le Racing 92 s'est difficilement imposé face aux Quins pour le compte de la troisième journée de Champions Cup. Malgré ce dernier succès face aux Harlequins (30-29), le capitaine francilien Gaël Fickou n’était pas vraiment d’humeur à sabrer le champagne, dimanche soir…

Quel sentiment ce match dingue vous laisse-t-il, Gaël ?

Malgrè la victoire, il reste un goût d’inachevé, un peu de frustration, voire carrément de la déception… Dimanche après-midi, nous avions l’opportunité -le devoir même- de faire mieux et nous n’avons pas été capables de le faire. En clair, nous n’avons pas été capables de concrétiser nos meilleures actions, nous avons été imprécis et ce fut aussi très compliqué pour nous en conquête. Malgrè tout, nous sommes parvenus à remporter cette rencontre.

Mais alors ?

Le fait de ne pas avoir accroché de bonus (offensif) me frustre d’autant plus que ce n’était pas une grande équipe des Harlequins que nous avons affrontée à Paris-La Défense-Arena, dimanche après-midi : si les Anglais sont revenus dans cette rencontre, c’est entièrement de notre faute...

Comment avez-vous vécu cette fin de match, terminée à douze contre quinze mais remportée au forceps par votre équipe ?

Elle fut frustrante, elle-aussi : parce que nous aurions dû tuer cette rencontre bien plus tôt. Maintenant, soit on se remobilise et on va au Leinster avec beaucoup d’envie ; soit on baisse la tête et on va en prendre quarante comme toutes les équipes ayant croisé cet adversaire depuis le début de la compétition… A nous de nous remettre en question, même si j’ai un peu l’impression de me répéter. Sinon, on ne passera pas. (il soupire) Le passé, c’est le passé…

C’est paradoxal : vous avez gagné cette rencontre face aux Harlequins et semblé pourtant très déçu. Pour quelle raison, au juste ?

Quand tu vois le contenu… Celui qui est content de ce match, il n’a rien à faire dans cette équipe ; il n’est pas ambitieux. On doit faire dix fois mieux. C’est donc la frustrattion qui domine après ce troisième round de Champions Cup.

Y a-t-il des points positifs, néanmoins ?

On a mis fin à une série de cinq matchs sans victoire et c’est à peu près le seul point positif de la soirée, même si sur certains mouvements, on a plutôt été séduisants et avons fait reculer la défense des Harlequins.

Comment expliquer ces montagnes russes, au fil d’un même match ?

C’est dur à expliquer. Parfois, ce sont des erreurs individuelles... Parfois, ce sont des erreurs collectives, puisque notre conquête a clairement été en difficultés et que l’on a pris pas mal de pénalités en mêlée fermée… En clair, il y a trop de trucs qui nous ont freiné, dans cette rencontre...

Y avez-vous vraiment cru, lorsque votre équipe était menée par les Harlequins à cinq minutes de la fin du match et qu’elle ne joauit plus qu’avec douze joueurs ?

On l’a fait... Evidemment que j’y croyais... Je n’ai jamais douté que le Racing manquait de caractère. Mais si les Harlequins avaient gagné, on n’aurait pas pu crier au scandale… Leurs occasions, ils les ont mises au fond, eux…

Samedi, vous affronterez donc l’impressionnant Leinster mais cette équipe sera d’ores et déjà qualifiée pour les phases finales de la Champions Cup : cela change-t-il la donne ?

Ca change rien du tout... Le Leinster est une équipe carrée, qui prépare tous ses matchs de la même façon. Cette équipe veut rouler sur tout le monde. Ils voudront nous humilier et de notre côté, nous ferons tout pour faire un gros match et rivaliser avec eux. A Dublin, on va tout donner et voir ce qu’il se passe.

Par rapport au match, que votre équipe avait largement perdu (10-42), que faudrait-il changer ?

Tout… Il faudra tout changer… Au Havre, on avait été catastrophiques et on ne peut pas faire pire...