• Antoine Dupont s'attend à un rude combat sur la pelouse des Sharks de Sale.
    Antoine Dupont s'attend à un rude combat sur la pelouse des Sharks de Sale. Icon Sport

Champions Cup - Antoine Dupont (Toulouse) : "Nous avons les armes pour répondre au défi" face à Sale

Par Jérémy Fadat
Le | Mis à jour

Le demi de mêlée du Stade toulousain Antoine Dupont sait que son équipe sera particulièrement attendue samedi à Sale. Véxés après leur lourde défaite du match aller, les Anglais ont promis aux Rouge et Noir un rude combat dans des conditions de jeu typiquement britanniques mais le capitaine du XV de France croit en la capacité d’adaptation des siens.

Sale a enregistré certains retours depuis le match aller, dont celui de Manu Tuilagi. Vous attendez-vous à un rendez-vous particulièrement difficile ?

Bien sûr. Comme toute équipe, quand elle subit une lourde défaite, elle a envie de montrer un autre visage. Ce sera le cas chez eux, dans des conditions compliquées, avec des joueurs importants qui vont rentrer. Nous serons en terrain hostile là-bas mais je pense que nous avons les armes pour répondre.

On annonce du froid et de la pluie. Cela peut-il être un match contre-nature pour vous ?

Il faudra s’adapter aux conditions, c’est certain. Mais cette compétition demande à s’adapter à l’adversaire. Une part de la Champions Cup se joue en hiver, nous sommes donc habitués à ces conditions météo. Et quand on a les objectifs qui sont les nôtres, il faut être capable de jouer de plusieurs manières, d’écarter le ballon quand c’est possible ou d’être plus restrictif quand le besoin s’en fait sentir.

Vous avez parlé de terrain hostile, une expression qui était souvent employée il y a quelques dizaines d’années. Les Anglais étaient vexés après le match aller...

Maintenant, les choses ont bien changé. Et tant mieux. Ils vont se recentrer sur les basiques. Les conditions météo vont peut-être les arranger, ils ont un pack costaud et aiment dominer physiquement, mettre du jeu au pied. Ils resteront dans ce qu’ils aiment faire. A nous de répondre présent sur l’intensité physique avant de penser au jeu.

Et de savoir garder ses nerfs ?

Oui, on sait les conséquences des gestes qu’on fait. Parfois même de certains qu’on ne fait pas...

Vous étiez au repos la semaine dernière. Comment vous sentez-vous après cette coupure ?

Cela fait toujours du bien de couper. La rotation d’effectif est importante pour tout le monde. Ce n’est que du positif, et j’espère que ça portera ses fruits.

Antoine Dupont a inscrit un doublé lors du match aller face aux Anglais.
Antoine Dupont a inscrit un doublé lors du match aller face aux Anglais. Icon Sport

Vous n’étiez pas à La Rochelle mais avez-vous senti une vexation dans le groupe après la lourde défaite ?

Il y avait beaucoup de déception. Au-delà de perdre, le score est lourd. Et on a des images en tête sur lesquelles on a vraiment subi. Ce n’est pas quelque chose qui nous arrive souvent. On peut trouver de nombreuses raisons mais certaines ne sont pas justifiables. Cela arrive de passer à côté une fois mais on n’aura pas cinquante jokers.

La polyvalence se développe de plus en plus aujourd’hui et on vous a vu jouer ouvreur à Clermont. Est-ce un passage obligatoire désormais au haut niveau ?

Je ne suis pas sûr. Un joueur, qui n’est pas polyvalent mais excellent à son poste, sera toujours sur le terrain. C’est peut-être propre à ce club. Quand j’étais jeune et que je regardais Toulouse, toute la ligne trois-quarts était capable de jouer à plusieurs postes. On essaye de vanter dans ce club le fait d’être un joueur de rugby avant d’avoir un numéro dans le dos. Mais, au haut niveau, les spécificités ne s’inventent pas et il y a souvent un poste où nous sommes plus à l’aise.

Vous êtes capitaine en Champions Cup cette saison. Travaillez-vous votre anglais pour communiquer avec les arbitres ?

Oui, le dialogue avec l’arbitre est une partie importante. Nous sommes briefés sur le langage technique mais il est essentiel de pouvoir échanger, d’avoir des mots clairs sur des demandes spécifiques.

Vous avez rendu visite, avec plusieurs partenaires, au jeune Mathias Dantin dans sa chambre d’hôpital, lui qui est tétraplégique après avoir été victime d’un grave accident sur un mauvais plaquage. En quoi était-ce important à vos yeux ?

Avec Cyril (Baille), nous avons été très sensibles à cet accident, car Mathias est de Bagnères. Nous avons fait nos écoles de rugby à Castelnau-Magnoac et à Lannemezan. On s’était dit qu’on passerait le voir, et j’ai mis un message sur la conversation avec les autres joueurs. Nous sommes une dizaine à y être allés. On sait la gravité de cet accident pour lui. Alors, passer trente ou quarante-cinq minutes avec lui, ce n’est pas grand-chose. Si on peut lui donner un peu d’espoir et de courage... C’est arrivé sur un geste qui n’a pas lieu d’être sur un terrain de rugby, qui n’était pas maîtrisé et qui est malheureux. Plus on arrive tôt dans notre sport, et plus on apprend les gestes pour une meilleure sécurité et un meilleur placement. Les accidents comme ça ne doivent pas arriver, surtout sur un geste qui n’est pas tolérable dans notre sport.

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