• Reda WARDI lors de la rencontre face au Stade toulousain.
    Reda WARDI lors de la rencontre face au Stade toulousain. Icon Sport - Icon Sport

L'Oscar de la semaine : Wardi fait son nid

Par Romain Asselin
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Séquence devinette. Si l’on vous dit, cette saison : "La Rochelle", "Toulouse" et "acteur principal" ? Alors… ? Vous hésitez… ? Reda Wardi, pardi ! Bon, si vous ne l’aviez pas, peut-être aurait-il fallu ajouter "second rôle à l’aller" et "oscar au retour".

Quel feuilleton à suspense, quand on y pense, quand même, pour le pilier maritime, entre ces deux classiques du Top 14. De son expulsion coupable, en octobre, à son match de gala, samedi.

En passant par deux premières sélections ô combien solides en Bleu, aux dépens d’un certain toulousain Cyril Baille, alors blessé. Choc au sommet de cette 15e journée oblige, les deux gauchers se sont justement (re)croisés à Deflandre. Et c’est bien Reda Wardi qui a tenu le haut de l’affiche. "J’ai essayé d’être propre, de ne pas coûter cher à l’équipe", glisse sobrement le natif de Montpellier.

Non seulement, il n’a pas concédé le moindre écart, mais il a surtout grandement participé à la propulser, au sein d’un huit de devant à l’impact colossal. Comment ne pas évoquer le supplice infligé en mêlée fermée au All Black Charlie Faumuina. Des images qui rappellent celles du printemps 2021, lorsque, total inconnu des joueurs du Leinster, il avait tordu Furlong pour accéder à la finale de Champions Cup.

Mais jusqu’où peut grimper le pilier de 27 ans, décrit comme un "bourreau" de travail ? "Même si Cyril Baille est l’un des meilleurs gauchers du monde, je pense que Reda n’a pas de limites, glissait fin novembre son entraîneur en mêlée Gurthrö Steenkamp. C’est un joueur extraordinaire. Il va marquer son territoire en France." À ce rythme-là, le Mondial lui tend les bras.