Yannick Bru - XV de France - 16 novembre 2013 - Icon Sport
 
XV de France

XV de France - Yannick Bru: "C'est le match qui fera que notre tournée sera réussie ou ratée"

Bru: "C'est le match qui fera que notre tournée sera réussie ou ratée"

Par Clément Mazella
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 19/11/2013 à 09:24 -
Par Clément Mazella - Le 19/11/2013 à 09:24
L'entraîneur des avants du XV de France Yannick Bru a souligné l'importance du dernier test-match d'automne face à l'Afrique du Sud samedi, qui "fera que la tournée sera réussie ou ratée".
 

Quelle impression vous laisse la victoire contre les Tonga (38-18) ?

Yannick BRU: Côté positif, certains mouvements offensifs ont été superbes, en cohérence totale avec ce qu'on travaille dans la semaine. Dans ce qui n'a pas marché, il y a eu un réel manque d'implication sur certaines phases de combat. Il nous a manqué quelques pourcents d'efficacité, ce qui nous fait dire qu'on a un peu manqué d'humilité. On a un peu oublié qu'il fallait qu'on cherche avant tout à être efficace (...) ce qui fait qu'on est passé d'un bon match à un match moyen.

Êtes-vous inquiet quant à l'état physique de vos troupes face au défi qui vous sera proposé ?

Y.B: On est en troisième semaine, c'est vrai qu'il y a un peu de fatigue physique et mentale. L'inquiétude, elle est là. C'est la deuxième meilleure équipe au monde. On voit la leçon qu'ils ont donnée à l'Ecosse et la domination qu'ils ont exercée face aux Gallois. Maintenant, on a nos qualités, notre patrimoine, notre envie de bien fermer cette aventure de novembre. On aura des qualités à mettre en face.

Comment situez-vous ce match sur votre feuille de route vers la Coupe du monde 2015 ?

Y.B: C'est un test de plus face à une très grande nation. Mais c'est aussi le match qui fera que notre tournée sera réussie ou ratée. Je pense que les joueurs en sont conscients. Mais eux ne doivent avoir que ce challenge de vaincre le dauphin de la Nouvelle-Zélande sur l'échiquier mondial. Je pense que tous les joueurs iront avec une ambition de conquête.

Que vous inspire cette cuvée Springboks 2013 ?

Y.B: Ils ont un super amalgame entre des joueurs d'expérience comme Jean De Villiers, Bismark du Plessis, Bryan Habana, Bakkies Botha, et une jeune génération qui est très physique, très confiante. Ils ont un jeu qui est brutal, très physique. Au niveau international, souvent la dimension athlétique prend le pas sur les autres considérations et les Sud-Africains sont à fond dans ce secteur.

Son pack est-il ce qui se fait de mieux au monde ?

Y.B: Non. La référence mondiale, c'est la Nouvelle-Zélande. Après, l'Afrique du Sud, c'est un bulldozer. Tous les joueurs sont autour des 115 kg, ils sont grands, denses. Ce sera une forme d'évaluation de notre compétitivité dans la puissance. Ils vont nous poser d'autres problèmes que les Néo-Zélandais avec peut-être moins de justesse technique mais beaucoup plus de puissance et de vitesse. C'est un gros challenge pour toute l'équipe de France et en particulier sur les avants.

Comment résoudre l'équation du secteur de la touche sans Fulgence Ouedraogo, blessé, et Yoann Maestri, suspendu ?

Y.B: On y travaille (rires). Depuis l'arrêt de certains mecs comme Julien Bonnaire et Imanol Harinordoquy, on cherche à rebâtir un leadership sur la touche. On a intéressé Fulgence dans ce secteur et une nouvelle fois il s'est blessé... On n'est pas trop riche en options car on n'a pas des joueurs très aériens. Mais j'ai toute confiance dans les joueurs qui sont là, dans leurs qualités naturelles pour rivaliser, même si on sait que dans l'intensité mentale qu'on va mettre, il faut qu'on soit très au-dessus de notre prestation face aux Tonga.

Après avoir rajeuni l'équipe, comment voyez-vous les deux ans qu'il vous reste jusqu'au Mondial ?

Y.B: Les deux premières années du mandat ont été difficiles. On manque de temps de travail, surtout quand on prend une nouvelle génération. J'espère que la deuxième partie du mandat va nous permettre de gagner des matches et de produire un jeu efficace. Il y a certainement d'autres joueurs qui vont crever l'écran et nous rejoindront. Mais c'est vrai qu'on est plus dans une logique de cohésion et de gain en maturité.

 
  commentaire(s)
Ajoutez le vôtre !
  commentaire(s)
Ajoutez le vôtre !
 
×