Guy Noves - toulouse - 25 janvier 2014 - Icon Sport
 
XV de France

XV de France - Guy Novès: "Tout ça va à l'encontre de la santé des joueurs"

Novès: "Tout ça va à l'encontre de la santé des joueurs"

Par Fabien Pomiès
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 27/01/2014 à 14:21 -
Par Fabien Pomiès - Le 27/01/2014 à 14:21
Déjà monté au créneau pour critiquer la mise à disposition des joueurs pour le XV de France, Guy Novès, le manager de Toulouse, en a remis une couche.
 

Vous vous dites l'un des premiers supporters du XV de France, c'est toujours la cas, en dépit des critiques sur la mise à disposition des joueurs toulousains ?

Guy NOVES: Oui, d'autant que l'équipe du Stade toulousain ne joue pas, donc on va pouvoir se concentrer sur notre équipe nationale et la soutenir avec passion. (Les critiques) Ce sont deux choses différentes, j'ai même porté le maillot de l'équipe de France. Je soutiens le staff, les joueurs, le XV de France quand il est sur le terrain. Quand mon club joue, je ne peux pas supporter l'équipe de France et travailler avec mon club. Cela ne veut pas dire que je sois en accord avec ce qui s'est dit dernièrement. Je reste supporter de toutes les équipes de France quels que soient les sports lorsque les clubs ne jouent pas.

Vous sentez-vous soutenu par d'autres clubs concernant vos remarques sur la mise à disposition des joueurs ?

G.N.: J'ai l'impression que cela commence à soulever quelques interrogations médiatiques. Il me semble que j'ai entendu qu'on allait en parler prochainement à la télévision. Je pense que les soucis que l'on rencontre avec nos nombreux internationaux, d'autres les rencontreront un jour parce que quand on en aura moins, ils seront bien ailleurs. Tout le monde se rendra compte, quand on ajoute sept ou huit internationaux à quatre ou cinq blessés, ça fait très lourd à supporter. Ca devient insupportable.

Les mauvais résultats des équipes de haut de tableau sont-ils une pierre dans votre jardin ?

G.N.: Ce que je dis on ne pourra pas dire que cela fait des années que je le dis. Cela n'a pas empêché la Fédération française de rugby de me contacter pour entraîner l'équipe de France. Les gens sont intelligents et se rendent bien compte qu'il ne faut pas tout mélanger. Mais je pense qu'il y a une vraie incidence. Vous, vous pensez aux joueurs qui sont absents, moi je pense au travail qui n'est pas fait quand il nous manque un certain nombre de joueurs. Je pense à ceux qui restent et qui sont obligés de jouer en nous faisant prendre des risques, comme les cas de Gilian Galan ou Lionel Beauxis, qui ont ressenti de nouveau des douleurs. On aurait pu attendre deux semaines de plus et avoir des joueurs en bonne santé. Tout ça va à l'encontre de la santé des joueurs, donc je continuerai à le dire haut et fort. On ne peut pas dire que Grégory Lamboley, qui s'est blessé aux croisés en début de saison, ou un Thierry Dusautoir, plus médiatique et blessé au biceps en janvier, soient fatigués des cadences infernales. Pour ce dernier, c'est un joueur qui a été mis au repos plusieurs fois. Quand on mène une campagne pour mettre les joueurs au repos, encore une fois je dis que cela me fait sourire et ça continue. Évidemment, je ne dis pas que quand on est fatigué on ne prend pas plus de risques.

 
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