Déception Groupe France - 23 novembre 2013 - Icon Sport
 
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XV de France

XV de France - Déjà sous pression pour 2014

Déjà sous pression pour 2014

Par Anne-sophie Bernadi
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 25/11/2013 à 15:15 -
Par Anne-sophie Bernadi - Le 25/11/2013 à 15:15
Après une année 2013 sous pression qui s'achève avec une tournée d'automne ponctuée de deux nouvelles défaites, le XV de France commence 2014 dans le doute.
  • 2013, une saison en enfer

Ce fut l'année des promesses envolées, des infinies frustrations et des détails assassins. Impossible d'échapper aux chiffres qui font de l'exercice 2013 l'un des pires de l'histoire du XV de France: huit défaites, un match nul et seulement deux victoires. Soit un ratio de 18,2% de réussite, du jamais-vu depuis 1980. "Les stats sont plus que médiocres", admet aisément le manager Philippe Saint-André, en veillant toutefois à relativiser. "On ne peut pas occulter le fait que l'on a joué cinq fois contre les deux meilleures nations au monde", souligne ainsi l'entraîneur des avants Yannick Bru, en référence aux quatre revers concédés face aux champions du monde néo-zélandais, puis à la défaite de samedi contre l'Afrique du Sud (19-10).

Les chiffres masquent aussi un contenu par moment encourageant. Les copies rendues lors d'un Tournoi des six nations insipide ont repris des couleurs. Grâce à un état d'esprit que ne cesse de louer l'encadrement, la défense s'est renforcée, l'alternance dans le jeu s'est améliorée et quelques repères se créent même si de nombreux chantiers sont ouverts dans ce groupe en maturation. "On sent une vraie cohésion, une vraie adhésion, l'envie de progresser, insiste Yannick Bru. Malgré tous ces progrès, la frustration domine car on voudrait que les joueurs valident cela par des victoires face à des nations majeures. Et on n'est pas surclassé, on existe, tout le temps." Souvent, en effet, le XV de France eut la maîtrise du ballon et du terrain, face aux All Blacks à Auckland (défaite 23-13) puis au Stade de France (défaite 26-19) et une heure durant à New Plymouth (défaite 24-9). Ou encore ce samedi face aux Springboks, notamment en première période. Sans jamais concrétiser cette domination stérile, aussi illustrée par un nombre d'essais famélique: 13 en 11 matches. L'apprentissage face aux meilleurs est décidément bien cruel.

  • 2014, les illuminations ?

A la recherche du déclic sur le chemin menant au Mondial 2015, le XV de France voit l'avenir "avec appétit et inquiétude", dixit Bru. Le constat est jusque-là sans appel: l'équipe de France n'est pas au niveau des deux meilleures nations mondiales. "Mais ça ne veut pas dire que l'on ne battra pas les autres, rétorque Bru. Tout le monde sort individuellement déçu, frustré mais aussi renforcé dans son expérience, son bagage technique. Maintenant on n'a pas d'autre option que de regarder devant."

Devant, c'est l'Angleterre, troisième nation mondiale, que la France affrontera le 2 février en ouverture du Tournoi des six nations. "On a beaucoup à se faire pardonner dans le Tournoi et là on aura un vrai rendez-vous, avec effectivement une grosse pression mais une saine pression", souligne Yannick Bru. Affronter d'emblée le XV de la Rose, "ça peut être aussi la meilleure configuration, si tu rentres bien dans la compétition", positive Saint-André qui dit "se languir de 2014". Une défaite mettrait cependant un peu plus les Français dans la nasse puisqu'elle obèrerait le reste de la compétition, au risque d'une démotivation générale. Sans compter que se profile au mois de juin 2014 une périlleuse tournée en Australie, avec trois tests face à une équipe en rédemption.

Reste enfin une énorme incertitude, qui n'est plus du ressort de l'encadrement: quel temps de préparation sera alloué au XV de France dans la prochaine convention ? Le texte est toujours dans les limbes, dans un contexte très tendu entre la Fédération et la Ligue. "On ne sait pas si on va avoir les joueurs cinq jours, six jours ou 15 jours avant le Tournoi, comme tous les autres pays", relève Saint-André. Qui navigue plus que jamais dans le doute à moins de deux ans de la Coupe du monde.

 
 

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  • Ruthenos27/11/2013 16:00

    On s'ennuie en regardant jouer l'EdF. C'est une terrible vérité. Pourtant cela n'est pas une fatalité. Tout chauvinisme bu, je me suis régalé à regarder le match entre irlandais et nèo-zélandais. Six essais à la clef, un suspens à couper le souffle et au final, une victoire quasi miraculeuse des all blacks. Mais surtout, un énorme vainqueur, le rugby, sport fantastique quand deux équipes déploient un jeu d'envergure. Au diable, les "gagne petit"! le rugby est en premier lieu un jeu de mouvement permanent; on devrait supprimer les mêlées désormais réservées aux initiés et pratiquement impossibles à arbitrer; aux temps anciens, ce combat permettait d'user les gros qui rendaient les armes dans la dernière demi-heure; le remplacement complet des premières lignes au bout de 50 minutes a dénaturé le jeu; autant désormais supprimer ces poussées lancinantes voire énervantes qui n'épuisent personne, excepté le spectateur transi qui ne comprend rien à ces gens toujours avachis.

  • BlueKoda27/11/2013 11:12

    Les autres lancent des jeune mais gardent leur qu'importe leur age comme en NZ ou sud af Regarde Botha Mc caw carter Nonu auront 33 34 voir 35 et ne parle pas de leur age tant qu'ils sont bons

  • BlueKoda27/11/2013 11:11

    Globalement ok mais pour moi Parra est le futur il affiche une maturité énorme pour ses 25 ans c'est un meneur sur le terrain il a une ame de capitaine un peu comme Galitier. À la difference de Dussautoir irreprochable sur le terrain mais peut etre pas dans le vestiaire.