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XV de France - Bernard Le Roux s'installe chez les Bleus et veut devenir "le meilleur du monde"

Le Roux s'installe chez les Bleus et veut devenir "le meilleur du monde"
Par AFP

Mis à jourLe 17/11/2014 à 18:06

Publiéle 17/11/2014 à 17:57

Mis à jourLe 17/11/2014 à 18:06

Publiéle 17/11/2014 à 17:57

Article de AFP
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Belle surprise de ces tests de novembre, Bernard Le Roux confirme son très gros potentiel et commencer à s'installer durablement chez les Bleus.

Plaqueur invétéré et travailleur acharné, le troisième ligne Bernard Le Roux s'est fait une place par son activité défensive au sein du XV du France, où il veut désormais prendre davantage de responsabilités en attaque. Il s'est forcément régalé samedi contre l'Australie, où la France a essentiellement défendu en seconde période. "Oui, j'aime bien plaquer, le jeu physique, le combat et faire avancer l'équipe en défense par un bon plaquage", confie Le Roux (25 ans, 10 sélections), plus gros plaqueur face aux Wallabies (15 plaquages). "Trois fois par semaine, je travaille mes plaquages. Parfois, je rate un ou deux plaquages, et ça m'énerve. Donc je bosse énormément (ce secteur)", ajoute-t-il avant d'affronter l'Argentine samedi. Peu étonnant quand on est né en Afrique du Sud et qu'on mesure 1,96 m pour 112 kg. Enfant, sa mère, qui l'appelle "La Machine", s'inquiétait d'ailleurs moins pour son fils que pour ses adversaires. C'était avant qu'il débarque au Racing-Métro en 2009 comme joker médical sous l'ère Pierre Berbizier, avec un autre le Roux, Willie, "son meilleur pote" aujourd'hui étoile montante des Springboks et du rugby mondial. Willie est reparti après avoir peu joué, car "il s'est blessé" selon Berbizier, en raison de la concurrence d'Andrew Mehrtens et de Jonathan Wisniewski d'après Bernard Le Roux.

" J'ai plus confiance"

Lui est resté, devenant le premier "Jiff" (jeune issu des filières de formation) étranger à jouer pour le XV de France, en juin 2013 en Nouvelle-Zélande. Depuis, Le Roux a fait doucement son trou puisqu'il vient d'enchaîner cinq titularisations. "Cela fait presque deux ans que je suis là, je suis ami avec tous les joueurs, on blague bien. J'ai plus confiance", souligne-t-il. "Au début, je ne parlais pas trop pour me concentrer sur mon boulot. (Aujourd'hui) si je trouve que quelque chose est bien, ou pas, je le dis. J'essaie de prendre des responsabilités, donner mon point de vue".

Cette importance grandissante au sein du groupe commence à se ressentir sur le terrain. Samedi, Le Roux a ainsi été, derrière Damien Chouly, le joueur français qui a pris le plus de ballons en touche, où il a "énormément progressé". "C'était ma 10e sélection, c'était plus facile. Je suis moins stressé, plus concentré sur le jeu. Mais je peux encore progresser au niveau offensif. Cette saison, j'ai beaucoup travaillé mon jeu offensif avec le Racing, où je suis plus leader. Je dois plus porter le ballon en équipe de France".

Bernard Le Roux, le troisième ligne du XV de France
Bernard Le Roux, le troisième ligne du XV de France - Icon Sport
" Devenir le meilleur du monde"

L'entraîneur des avants Yannick Bru acquiesçait la semaine dernière: "Bernard est un joueur jeune et a une marge de progression importante sur le plan offensif. Il ne faut pas l'enfermer dans un seul rôle défensif". S'améliorer relève presque de la règle de vie pour Le Roux, qui souhaite "devenir le meilleur numéro 6 ou 7 du monde" et a pour cela sa méthode: "Depuis tout petit, chaque semaine j'écris mes objectifs personnels avant un match. Et après je me note", révèle troisième ligne, qui s'est attribué un "7,5/10" samedi.

"Il a une capacité de travail énorme, est très réceptif aux conseils, très professionnel. Surtout, il est très ouvert au monde extérieur, différent par rapport aux autres jeunes de sa génération", explique Pierre Berbizier. Cette ouverture d'esprit et une incapacité à rester en place le poussent à voyager dès qu'il a un week-end de libre, comme en novembre 2008, lorsqu'il avait fait 24 heures de car depuis Amsterdam pour assister à la victoire de la France contre... l'Argentine à Marseille (12-6). "Je ne peux pas rester tranquille une journée chez moi ! Il faut tout le temps que je bouge". Hyperactif, il l'est aussi sur le terrain.

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