Wenceslas Lauret avec le XV de France - février 2015 - Icon Sport
XV de France

Wenceslas Lauret: "Avec Philippe Saint-André, j'étais uniquement un bouche-trou"

Lauret: "Avec Saint-André, j'étais uniquement un bouche-trou"
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 05/01/2016 à 18:05 - Publié le 05/01/2016 à 18:05
Par Anthony Tallieu - Le 05/01/2016 à 18:05

XV DE FRANCE - Rappelé dans le groupe France par Guy Novès pour le premier stage de l'année à Marcoussis, Wenceslas Lauret vit à 26 ans une seconde jeunesse. Régulier en club depuis plusieurs mois, le flanker du Racing veut saisir la nouvelle chance qui lui est offerte par le manager du XV de France. Et oublier la période Saint-André...

Comment avez-vous vécu ce retour à Marcoussis ?

Wenceslas LAURET: C'est évidemment un grand plaisir pour moi. Quand on va là-bas, c'est pour une raison précise, en l'occurrence préparer le Tournoi des VI Nations. Ce n'est qu'une pré-sélection mais je suis déjà dans les petits papiers. Cela me fait plaisir car ce n'était pas le cas les saisons précédentes. Ce n'est pas une fin en soi mais cela montre peut-être une attente et une reconnaissance des coachs vis-à-vis de mon travail.

Avez-vous pensé à un moment donné que le wagon des Bleus était passé ?

W.L.: On se pose des questions. Douter, non, mais je me demandais comme tout le monde qui allait prendre Guy Novès et est-ce que j'allais faire partie de sa liste. Je me disais que si je n'y étais pas cette fois, le travail finirait par payer.

Cette convocation est la récompense d'une année 2015 pleine avec le Racing...

W.L: Je ne suis jamais entièrement satisfait de moi-même mais c'est vrai qu'il y a du positif. Cela se voit avec les résultats du club. Nous avons bien commencé l'année, nous avons réussi à enchaîner de bons matches et de grosses performances à l'extérieur, et cette convocation arrive pour moi comme la cerise sur le gâteau.

Wenceslas Lauret au bouclier avec le XV de France - Février 2015
Wenceslas Lauret au bouclier avec le XV de France - Février 2015 - Icon Sport
" La Coupe du monde ? J'espérais y être..."

Avez-vous mal vécu de ne pas être retenu pour la Coupe du monde ?

W.L: J'espérais y être. Les entraîneurs m'ont expliqué pourquoi je n'ai pas fait partie de la liste et j'ai accepté leur décision. Aujourd'hui, une nouvelle aventure se construit et en faire partie est un gage de reconnaissance de mon travail.

Vous avez connu votre première sélection à 21 ans mais vous n'en avez eu que six autres depuis. Votre histoire en Bleu est tout sauf linéaire...

W.L: C'est clair que je n'ai pas été beaucoup capé en cinq ans. J'ai connu ma première sélection avec Marc Lièvremont et j'en ai eu quelques unes avec Philippe Saint-André, mais c'est tout. Je n'ai jamais fait partie de son projet de jeu ni des joueurs sur lesquels il voulait s'appuyer. J'étais uniquement un bouche-trou. Il m'appelait seulement pour combler des blessures, pour dépanner, jamais comme premier choix. Cette fois, en revanche, mon nom est sorti en premier, ce que j'ai apprécié. Cela veut dire que je fais partie des premiers choix du sélectionneur. Je me sens vraiment impliqué, dans le moule.

Sur quel point pensez-vous avoir progressé depuis votre dernière sélection, le 15 mars 2014 face à l'Irlande ?

W.L: J'essaie sans cesse de me remettre en question, de progresser dans tous les domaines et d'améliorer mes points forts. J'ai pu le faire dans le secteur offensif et aussi en conquête grâce à Toto (Travers, ndlr). Tous ces points-là m'ont permis de franchir un cap.

Wenceslas Lauret, le troisième ligne du Racing - avril 2015
Wenceslas Lauret, le troisième ligne du Racing - avril 2015 - Icon Sport
" Être champion de France, d'Europe et décrocher le Grand Chelem au Tournoi des VI Nations, ce serait magnifique !"

Est-ce aussi le fait d'aller moins souvent chez le neurologue après les matches qui vous a permis d'évoluer ?

W.L: Je n'ai pas tout changé par rapport à cela. Des commotions, j'en ai eues et j'en aurais sûrement encore. C'est aussi une question de malchance. Ce qui est vrai, c'est que la blessure en elle-même m'a fait cogiter, notamment pour l'après-carrière. Même si mon engagement sur le terrain reste total, cela m'a amené à corriger certaines attitudes.

Le Racing est premier de sa poule de Champions Cup, premier de Top 14 et vous voilà de retour dans le groupe France. Quels sont vos objectifs pour 2016 ?

W.L: Il ne faut pas non plus s'enflammer. On est premier de Top 14 mais il reste encore beaucoup de matchs et l'objectif n'est pas de terminer premier de la phase régulière mais champion de France. Pour ma part, ce qui m'intéresse, c'est de gagner quelque chose. Que ce soit en club ou avec les Bleus. Être champion de France, d'Europe et décrocher le Grand Chelem au Tournoi des VI Nations, ce serait magnifique ! (rire).

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