Rabah Slimani - France nouvelle Zélande - 9 novembre 2013 - Icon Sport
 
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Tests de novembre, France-Afrique du Sud - Rabah Slimani: "Être plus agressifs en défense"

Slimani: "Être plus agressifs en défense"

Par Fabien Pomiès via Midi Olympique
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 20/11/2013 à 10:08 -
Par Fabien Pomiès via Midi Olympique - Le 20/11/2013 à 10:08
Après avoir affronté les Blacks et le Tonga, le jeune pilier Rabah Slimani devrait fêter sa troisième sélection internationale face à l’Afrique du Sud. Il dresse un premier bilan de sa tournée et se projette sur la rencontre face aux Springboks.
 

Pensez-vous que le jeu proposé par les Springboks sera un mélange entre le jeu des Néo-Zélandais, porté sur les extérieurs, et celui très direct des Tonguiens ?

Rabah SLIMANI: Ce sera probablement un "mix" fait de vitesse et de défi physique. Ce qui est sûr, c’est que nous craignions tout autant les Sud-Africains que les Néo-Zélandais. Ce ne sont pas les deux meilleures nations du monde pour rien. Que ce soit dans le jeu courant ou en conquête, ces deux équipes font référence. Les Boks sont peut-être un peu plus agressifs dans les zones de combat mais ils savent aussi mettre de la vitesse pour jouer les coups.

Est-ce que cela nécessitera une adaptation au niveau du système défensif ?

R.S.: Le jeu proposé par les Sud-Africains devrait se rapprocher de celui des Tonguiens avec encore plus de vitesse. Face au Tonga, nous avons été trop attentistes en défense. Nous ne sommes pas montés assez vite, leur laissant beaucoup d’espace, ce qui nous a mis en difficulté. Ils ont souvent pris la ligne d’avantage et ont su enchaîner les temps de jeu. Il faudra donc être encore plus vigilant face aux Springboks et aller les chercher très haut, être plus agressifs dans ce secteur.

Comment pouvez-vous rectifier cette carence en une semaine ?

R.S.: C’est principalement de la communication pour éviter qu’un joueur monte plus qu’un autre. Sinon, cela crée des brèches et cela devient dangereux. Que ce soit les Blacks ou les Boks, dès qu’il y a un trou, ils savent le prendre. L’objectif sera donc de monter très vite, tous ensemble. Une équipe qui monte vite et bien, c’est une équipe efficace.

Vous attendez-vous à l’opposition la plus difficile de cette tournée en mêlée fermée ?

R.S.: Au niveau international, la mêlée est toujours très disputée. Peut-être encore plus face au Springboks car ils sont très denses. Il nous faudra être très concentrés, notamment sur les mêlées défensives pour ne pas lâcher comme nous avons pu parfois le faire samedi dernier. C’est dommage, mais nous n’avons pas toujours cherché à contrer les Tonguiens dans ce secteur. Mais si on s’applique, on peut faire quelque chose face aux Boks.

A titre personnel, quels enseignements tirez-vous de ces deux premières semaines ?

R.S.: D’abord, je retiens ma première victoire avec l’équipe de France. C’est quelque chose d’important. J’ai le sentiment que cette expérience me sera profitable. Jouer contre les Blacks, la meilleure équipe du monde, c’est très enrichissant, malgré la défaite. Je crois que j’ai aussi progressé dans la communication, dans mes déplacements. J’espère que cela me servira à l’avenir. Mais je ne veux pas griller les étapes.

Comment allez-vous suivre la rencontre du Stade français à Bordeaux-Bègles, samedi après-midi?

R.S.: Pour le Stade français, c’est toujours un déplacement compliqué. L’an passé, nous avions pris quarante points. Malgré les absents, j’espère que l’équipe saura trouver les ressources pour faire un bon résultat. Mais je préfère ne pas me disperser et rester concentré sur le match des Boks.

 
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