Pascal Papé - XV de France - 9 novembre 2013 - Icon Sport
 
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XV de France

Tests de novembre 2013 - XV de France - Papé, le retour du patron

Papé, le retour du patron

Par Clément Mazella via Midi Olympique
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Dernière mise à jour Le 13/11/2013 à 19:53 -
Par Clément Mazella via Midi Olympique - Le 13/11/2013 à 19:53
Sérieusement blessé lors du Tournoi 2013, le deuxième ligne, Pascal Papé, est revenu en Bleu comme si de rien n'était. Il n'est plus capitaine mais s'impose précieux.

La performance est passée au second plan. Samedi au Stade de France, c'est la performance du XV de France qui a cristallisé les attentions: la quatrième défaite de rang contre les All Blacks, le courage et le caractère de cette équipe, son manque de réalisme offensif et la lucidité dont elle doit encore apprendre à faire preuve quand l'intensité du match atteint des sommets. Sinon, la France du rugby n'a eu d'yeux que pour Morgan Parra tonitruant, Rémi Tales prometteur et Wenceslas Lauret enthousiasmant. Mais ce France-Nouvelle-Zélande a aussi marqué le retour en bleu du deuxième ligne du Stade français, Pascal Papé.

Premier match international depuis sa blessure au dos contre l'Italie en ouverture du Tournoi 2013 et un retour épatant après neuf mois loin de l'équipe de France. L'an passé, à la même époque, il était le capitaine des Bleus en l'absence de Thierry Dusautoir et assez convaincant aux yeux de Philippe Saint-André pour se voir ensuite officiellement confier les galons malgré le retour du flanker. A l'automne 2013, il est revenu en simple soldat. Mais surtout, il s'est fondu naturellement dans une équipe qui avait disputé sept tests sans lui. Papé n'a pas semblé impacté par la pression de ses retrouvailles avec le maillot bleu. Une question de philosophie à ses yeux. "Ce qu'il ne faut jamais oublier, c'est qu'il faut jouer chaque match comme si c'était le dernier. On ne sait pas ce qui peut arriver. A chaque fois qu'on met ce maillot, il faut se donner à fond et faire du mieux possible", garantit-il. Une profession de foi.

A 33 ans, il a ressuscité

Pendant son absence, Vahaamahina et Flanquart se sont affirmés alors que Yoann Maestri a confirmé son standing. Mais Pascal Papé ne s'est pas mis une pression négative sur les épaules. "Il y a de supers jeunes qui sont là avec des profils différents. C'est cool. Ca pousse derrière". Une source de motivation. Son match contre les All Blacks en atteste.. Et à l'heure des choix, Pascal Papé s'est encore une fois imposé comme une évidence.

Le voilà retenu pour honorer une 49e sélection contre le Tonga, un adversaire qui lui a laissé un mauvais souvenir lors du Mondial 2011. "Il faudra montrer un bel état d'esprit et l'envie de se donner", annonce t-il. Il aurait pu être laissé au repos dans l'optique du troisième test contre les Springboks mais c'est une nouvelle fois Alexandre Flanquart qui a été contraint de quitter Marcoussis. A 33 ans, Pascal Papé a ressuscité. Et pour des Bleus qui gagnent si peu en 2013, c'est un paramètre qui compte.