Louis PICAMOLES - 10.11.2012 - France / Australie - Test Match - Icon Sport
 
Article
commentaires
XV de France

Picamoles, le jour d’après

Picamoles, le jour d’après

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 14/11/2012 à 11:56 -
Par Rugbyrama - Le 14/11/2012 à 11:56
Auteur de son meilleur match en Bleu face à l’Australie, le troisième ligne centre du Stade toulousain, Louis Picamoles, doit désormais confirmer face à l’Argentine, pour s’installer durablement en équipe de France.

La carotte et le bâton. Il n’a échappé à personne que Louis Picamoles a réalisé samedi dernier face à l’Australie, sa prestation la plus aboutie avec le XV de France. A personne, et surtout pas à Philippe Saint-André, le sélectionneur, qui a loué son numéro huit, dès dimanche, en débriefant la rencontre de la veille. "Louis a non seulement apporté la puissance qui fait sa force, mais il y a ajouté une présence défensive énorme, avec dix sept plaquages réalisés sur l’ensemble de la partie"  a dit, en substance, PSA ajoutant immédiatement : "mais je ne veux pas lancer trop de fleurs à Louis, parce que lorsque l’on fait cela, il a tendance à s’endormir le match suivant".

Enchaîner. Réitérer face aux Pumas, la prestation majuscule réalisée face aux Wallabies. Voilà le défi proposé à Picamoles, qui a bien conscience des enjeux. "Plus question de passer à côté d’un match" a asséné fermement le troisième ligne centre toulousain, préférant inclure le groupe français à son propre cas personnel : "C’est un mal bien français de créer un exploit un jour, et de se planter complètement la fois d’après. Il faut retenir les erreurs du passé, être bien conscient que ce qui nous attend samedi à Lille sera au moins aussi dur que ce que nous avons rencontré au Stade de France. J’espère, en tout cas que nous n’avons pas réalisé d’exploit face à l’Australie, que l’on va pouvoir enfin travailler dans la continuité de ce que l’on a déjà produit".

"Je ne me pose plus de questions"

Un nouveau Louis ? L’intéressé y croit. "Faire un bon match et, derrière, un mauvais match c'est ce qui m'a le plus nui, par le passé. J'ai travaillé pour progresser dans la constance de mes performances. Cela passe par un travail physique et mental". Le travail qu’il a effectué avec le Stade toulousain, son club, où il alterne désormais entre le centre de la troisième ligne et son flanc et gagne ainsi en endurance et en mobilité, la confiance surtout que lui accordent les entraîneurs du XV de France, lui permettent de moins tergiverser entre deux rencontres. "A tort ou à raison, je ne percevais pas cette confiance des entraîneurs par le passé. Il est évident que jouer sans une épée de Damoclès au dessus de la tête aide à avoir confiance en moi. Désormais avec le XV de France, je ne me pose plus de question, je ne prends plus que du plaisir". Pour le plus grand bonheur du XV de France.