Patrice Lagisquet - XV de France - 23 fevrier 2013 - Icon Sport
 
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Tournée d'été 2013, XV de France, Patrice Lagisquet: "Nous ne sommes pas largués"

Lagisquet: "Nous ne sommes pas largués"

Par Midi Olympique
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Dernière mise à jour Le 21/06/2013 à 12:10 -
Par Midi Olympique - Le 21/06/2013 à 12:10
A la veille du dernier round de la tournée des Bleus en Nouvelle-Zélande, Patrice Lagisquet, le patron des arrières est venu exprimer sa confiance en ses hommes et son équipe.

Cette dernière semaine est-elle finalement passée très vite ?

Patrice LAGISQUET: Oui, comme toujours en équipe de France. On a toujours l'impression que les semaines sont trop courtes pour travailler, reprendre des choses par rapport à tout ce que l'on aimerait faire. Cette fois encore, c'est passé très vite.

Quel sentiment vous ont laissé les entraînements ?

P.L.: Ils étaient plutôt satisfaisants. On a senti un bon investissement, que de belles choses étaient faites. C'est allé crescendo. Je n'ai pas senti que les joueurs étaient démobilisés. Loin de là...

Personne ne vous a semblé marqué ?

P.L.: Hormis les premières 48 heures après Christchurch durant lesquelles les joueurs avaient besoin de souffler, d'évacuer, non. Ce scénario a fait mal aux têtes. Mais ensuite, c'est reparti comme au début de la tournée. Ce groupe vit bien, s'investit, progresse. Ça a continué de la même manière.

Comment concevez-vous l'opposition des charnières entre l'association Talès-Doussain alignés ensemble pour la première fois face aux expérimentés Carter et Weepu ?

P.L.: C'est un peu notre souci : notre épine dorsale n'est pas très expérimentée. Cela fait un moment qu'on travaille sur ce plan là et on ne peut pas aller plus vite que la musique. Il faut bien que ces joueurs enchaînent pour être bons. C'était bien en novembre quand Frédéric Michalak et Maxime Machenaud étaient en pleine forme. Ensuite, ça a été différent. Il y aura une nouvelle charnière pour ce dernier test contre les All Blacks. Ils ont été bons lors du match de semaine contre les Blues. Bien sûr, ce sera une toute autre opposition. Évidemment, on ne peut pas attendre d'eux la même gestion que proposera la charnière des All Blacks...

Vous n'appréhendez pas de souffrir un peu comme l'Irlande la saison dernière lors du dernier match (60-0) ?

P.L.: Nous ne sommes pas largués. Je n'ai pas ce sentiment. Il y a eu 30-0 à Christchurch mais si on avait pris la pénalité en fin de match ça aurait fait 23-3... C'est la manière qui fait mal. Les dix premiers points ont été donnés : un mauvais lancer, un joueur qui s'oublie, une pénalité sur laquelle on ne monte pas... Il y a eu beaucoup d'efforts fournis, des choses intéressantes proposées mais je n'ai pas le sentiment que nous ayons été dépassés. On y a aussi crû sur ce premier test. On méritait au moins le match nul. C'est difficile mais on continue à expérimenter, lancer de nouveaux joueurs. Et on ne peut pas travailler pour que des joueurs grandissent et attendre qu'ils se comportent comme des vieux briscards.

Au troisième test, vous devriez avoir progressé collectivement mais vous avez aussi effectué de nombreux changements : quelles sont vos attentes ?

P.L.: J'espère que les repères que nous avons travaillé vont fonctionner. Dans le même temps, on ne peut pas ignorer que l'équipe a évolué et que cela ne favorisera pas les automatismes. Mais on a choisi de lancer de nouveaux joueurs dans le grand bain. La règle a été fixée et on va au bout de notre démarche.