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XV de France

Modèles australien et français: Justin Harrison décrypte les différences

Modèles australien et français: Harrison décrypte les différences

Par Julien Puyuelo
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 03/07/2014 à 18:48 -
Par Julien Puyuelo - Le 03/07/2014 à 18:48
Finaliste de la Coupe du Monde en 2003, l'ancien Wallaby, Justin Harrison (40 ans, 34 sélections), officie aujourd’hui sur le banc de Narbonne. Sans porter de jugement de valeur sur le système de la formation française, il a accepté de faire part de son expérience pour comparer avec le modèle des Australiens.

Le physique plutôt que la technique

"Je ne suis pas là pour critiquer le travail effectué ici mais simplement pour comparer avec ce qui se fait en Australie et parfois je suis étonné de constater que les joueurs français entre 16 et 20 ans ne comprennent pas toujours les exercices sur les lancements et sur la lecture du jeu. De même, ils ne sont pas toujours à l’aise avec les skills (ateliers) dédiés à la prise de balle ou au travail de passe. Ce sont des choses simples et répétitives mais qu’il faut savoir réaliser, c’est la clé. Le système français se focalise beaucoup sur le physique et fabrique de très bons athlètes : vitesse, résistance, endurance. Mais le reste, le travail technique, est un peu délaissé. Le french flair est un peu un mythe ! C’est grâce aux petits détails qu’on construit la victoire".  

" En Australie, tout ce qui tourne autour du défi physique, du plaquage vient plus tard dans le cursus : d’abord la gestuelle puis les contacts"

Chez les jeunes wallabies

"En Australie, dès le plus jeune âge, la formation met l’accent sur le travail de passe. Les plus jeunes doivent rapidement savoir enchainer deux ou trois passes et essayer de construire, de lire le jeu. Encore une fois, ces automatismes s’acquièrent grâce à des petits exercices axés sur une problématique. Tout ce qui tourne autour du défi physique, du plaquage vient plus tard dans le cursus : d’abord la gestuelle puis les contacts. Au fur et à mesure de l’apprentissage, on soigne les détails et on rajoute des exigences, il faut être capable, pas à pas, de progresser dans tout : lors des séances de musculation, du travail sur la souplesse, les étirements, la diététique, la récupération. Bref, il faut se donner les chances d’être très bons sur le terrain et cela comprend beaucoup de facettes".  

Justin Harrison donne ses consignes - Agen-Narbonne - 18 mai 2014
Justin Harrison donne ses consignes - Agen-Narbonne - 18 mai 2014 - Icon Sport
 
 

commentaires


  • ChatBlanco08/07/2014 11:07

    Il a malheureusement raison. Je vois ce qu'il se passe chez les M7 (moins de 7 ans), et c'est exactement ça. En France, on apprend aux petits enfants à foncer dans le tas, à faire des rucks et des plaquages, mais le jeu de passe est complètement passé aux oubliettes. Ne parlons même pas du jeu au pied. On oublie qu'un enfant de cet âge n'a pas la même dimension de combat qu'un ado, qu'il cherche avant tout à s'amuser et à ne pas se faire mal. Résultat : une technique de balle inexistante, un jeu qui prévilégie l'aspect défensif et des enfants qui se découragent car ils en perdent l'aspect ludique.

  • fanderugby06/07/2014 16:43

    Merci à vous j'ai trouvé sur le net et un bouquin aussi qui a l'air bien : rugby techniques et skills Commandé on verra bien

  • magic196405/07/2014 19:04

    Le french flair est un peu un mythe.......On l´a vu en Juin.