Maestri Bastareaud - Entraînement XV de France - 12 novembre 2013 - Icon Sport
 
XV de France

Le XV de France dans le paradoxe de la bascule

Les Bleus dans le paradoxe de la bascule
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 13/11/2013 à 11:24 -
Par Clément Mazella - Le 13/11/2013 à 11:24
Le XV de France est sous pression: après quatre matchs dans la peau du challenger face aux All Blacks, le voici favori et tenu de gagner contre les Tonga samedi un test-match piégeux.
 

Une victoire ? Seulement logique face à la 13e nation mondiale, clamera-t-on. Et une défaite ? Quel terrible camouflet alors pour cette équipe en construction, qui n'a cessé de progresser malgré les défaites face aux champions du monde néo-zélandais. "C'est un peu le côté pervers de la situation", grince le deuxième ligne Pascal Papé: "On a fait un match de qualité samedi contre les Blacks (défaite 26-19 au Stade de France), il faut qu'on valide cela contre les Tonga, il faut qu'on avance."

Une seule chose obsède le clan bleu cette semaine: la victoire. Un concept auquel il n'a goûté qu'une fois en 2013, petitement, face à l'Ecosse (23-16), pour un match nul et sept défaites. "En sport de haut niveau, la victoire est toujours urgente", témoignait le capitaine Thierry Dusautoir dimanche. "La nécessité de gagner est présente dans la tête de tout le monde", abonde son partenaire de troisième ligne Fulgence Ouedraogo. L'équipe a besoin de construire sur des victoires et on ne vise que ça pour samedi."

Papé: "Casser la spirale"

Pour Papé, "il n'y a pas le choix" tant le besoin de "casser la spirale" de la défaite devient vital pour ce groupe en maturation: "Je ne peux pas concevoir une défaite samedi, tonne le deuxième ligne. Un pas en avant, trois en arrière... non !" En face s'avance une équipe tongienne contre qui le XV de France a peu de repères, si ce n'est le douloureux souvenir de l'humiliation au Mondial 2011 et ce match de poule perdu (19-14). "On est averti, on n'a pas le droit de se tromper, ce serait une faute professionnelle", insiste Papé qui s'attend, sans grande surprise, "à un gros défi physique": "On sait que ça va faire mal, on ne peut pas se permettre d'y aller la fleur au fusil", poursuit le deuxième ligne parisien, invitant à se méfier de ces Aigles du Pacifique qui ne pourront que se couvrir de gloire samedi. "C'est leur gros match de la tournée, dit Papé. Je sais qu'ils seront présents et que ce sera une autre équipe que celle que l'on a vue à la vidéo contre la Roumanie." Voilà donc le XV de France dos au mur, avec le costume qui lui sied le plus mal, celui de favori face à une équipe qui vient de s'incliner en Roumanie (19-18).

Nyanga: "Occulter le contexte"

"On ne se met pas dans des conditions où l'on se dit si on perd, on risque gros, évacue Ouedraogo. On veut gagner, c'est tout." Et l'autre troisième ligne, Yannick Nyanga, d'appeler à "occulter le contexte", avec "la même exigence que contre les Blacks". Un paramètre de poids entre cependant dans la balance: la venue de l'Afrique du Sud le 23 novembre, pas forcément compatible avec cet impératif de succès immédiat samedi au Havre.

C'est pourquoi plusieurs retouches seront apportées au XV qui débutera sur la pelouse du Stade Océane, où le centre Gaël Fickou, le pilier droit Rabah Slimani, voire l'ailier Sofiane Guitoune pourraient décrocher une première titularisation. Le deuxième ligne Sébastien Vahaamahina et Fulgence Ouedraogo espèreront aussi revenir parmi les titulaires. Le but: maintenir l'émulation dans le groupe. Au détriment d'une certaine constance, ce qui, même en cas de victoire tant espérée, devrait finalement limiter les leçons d'un tel match.

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