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XV de France > Justice

Information judiciaire pour blanchiment autour de la Fédération française de rugby

Les sombres révélations du Canard Enchaîné autour des billets du XV de France

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 15/01/2014 à 17:41 -
Par Eurosport - Le 15/01/2014 à 17:41
Une enquête sur du blanchiment d'argent liée aux billets de match du XV de France a été ouverte à Marseille, révèle ce mercredi Le Canard Enchaîné.

"Une information judiciaire a été ouverte" autour de circuits présumés de blanchiment d'argent passant notamment par la revente de billets de matches du XV de France, a affirmé mardi à l'AFP une source judiciaire à Marseille, confirmant une information du Canard Enchaîné de mercredi. Selon l'hebdomadaire, ces "circuits de blanchiment de l'argent de la prostitution, de la drogue et du banditisme local" (marseillais) auraient notamment utilisé de l'argent liquide de provenance douteuse pour acheter des billets pour certains matches de l'équipe de France de rugby au Stade de France, pour le Tournoi des VI nations.

Ces billets étaient ensuite revendus sur divers sites internet par la société Passion Events dirigée par un certain Ahmed Arbib "pour un pactole de 600.000 à 800.000 euros", selon le Canard Enchaîné. Toujours selon l'hebdomadaire, ces billets étaient achetés directement à la billetterie de la Fédération française de rugby (FFR), à Marcoussis (Essonne), "avec le feu vert de la Trésorerie générale" de la FFR. La personne mandatée pour acheter ces billets au profit de Passion Events était "une figure du milieu du rugby bayonnais", selon un proche de l'enquête cité par le journal.

"Dès qu'on a découvert qu'il travaillait pour Passion Events, on a tout arrêté", a assuré au Canard Enchaîné René Hourquet, patron de la Trésorerie générale de la FFR à l'époque des faits, en 2011 et 2012. Selon Christian Garnier, successeur de René Hourquet à la Trésorerie générale, toujours dans le Canard, la FFR "n'accepte plus jamais 1 euro en liquide (...) et on exige une traçabilité de tous ceux qui achètent en gros". Malgré plusieurs sollicitations, la FFR n'a fait aucun commentaire sur ce dossier mardi.

 
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