Juan Imhoff - 10.11.2012 - Pays de Galles / Argentine - Test Match - Icon Sport
 
Article
commentaires
XV de France

Imhoff : un Puma prêt à bondir

Imhoff : un Puma prêt à bondir

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 14/11/2012 à 19:03 -
Par Rugbyrama - Le 14/11/2012 à 19:03
Auteur d’une performance majuscule à Cardiff la semaine dernière, l’ailier argentin Juan Imhoff a signé un retour fracassant avec sa sélection après un Four-Nations en demi-teinte. Un véritable danger pour le XV de France, qui devra surveiller de près l’ailier du Racing.

Il y avait onze ans que l’Argentine ne s’était pas imposée au pays de Galles. Onze longues années, au cours desquelles les Argentins ont systématiquement baissé pavillon chez les Diables rouges. Jusqu’à 10 novembre 2012, date d’une révolte. Ou deux, plutôt. Celles des Pumas, qui se sont enfin imposés à Cardiff, et celle de Juan Imhoff (23 ans, 12 sélections), ailier revanchard après un Four-Nations vécu essentiellement depuis le banc des remplaçants (seulement 86 minutes disputées et trois malheureuses feuilles de match).

Auteur de l’essai qui laissa les Gallois K.O. debout peu avant l’heure de jeu, cette superbe réalisation ne fut pas le seul fait d’arme de l’Argentin : à l’issue du match, l’ailier avait franchi à trois reprises, affichait un zéro faute en défense face aux colosses North et Cuthbert (quatre plaquages), et cent onze mètres gagnés. Sans oublier qu'il fut directement impliqué sur le deuxième essai des Pumas. Une vraie revanche, en somme : "Il était un peu frustré quand il est revenu au Racing, il avait envie de montrer tout son talent. Là, il le montre à tout le monde, il est capable de faire la différence à lui seul, à n'importe quel moment. C'est un petit phénomène", lançait, admiratif, Dimitri Szarzewski, le talonneur du XV de France.

De ramasseur de balles à titulaire

Autre témoin de l’ascension fulgurante de l’ailier, Gonzalo Quesada qui, avant d’être son mentor au Racing, faisait partie des Pumas qu’il rêvait d’intégrer : "Il avait dix ou onze ans, il était souvent à l'entraînement et jouait le rôle de ramasseur de balles". L’adolescent a depuis fait du chemin. Et travaillé d’arrache-pied : "C'est un joueur qui travaille beaucoup physiquement car il savait qu'il était un peu court sur cet aspect-là au plus haut niveau. Et il sait qu'il a encore d'énormes progrès à faire au plan de la technique individuelle: sa passe, son jeu au pied, sa défense, la qualité de son nettoyage dans les rucks".

Des progrès, certes... mais le talent, indéniable, est là : "Cela faisait longtemps, depuis Ignacio Corleto, qu'on n'avait pas vu un trois-quarts argentin comme ça, capable de provoquer autant de danger dans les défenses et de finir les actions", ajoute Quesada. Les amateurs apprécieront la comparaison. Déjà étincelant lors du dernier Mondial, Imhoff a encore appris au plus haut niveau, grâce au Four-Nations : "Le Four Nations, c'est plus dur. Tu cours beaucoup avec mais aussi sans le ballon. Les impacts aussi, sont plus durs". Bref, Imhoff serait devenu encore plus fort. Le XV de France est prévenu.