On ne peut pas reprocher aux Bleus d'avoir démarré cette rencontre la fleur au fusil. En début de match, un beau mouvement avants/trois-quarts, sanctionné d'une faute argentine au sol, permettait ainsi à Michalak d'ouvrir le score (3-0). Sur l'action suivante, les Pumas ripostaient néanmoins. Et de quelle manière ! Au centre du terrain, à quarante mètres de l'en-but français, Nicolas Sanchez trompait Maxime Mermoz d'un crochet intérieur, ouvrait une brèche et Marcelo Bosch filait à l'essai. Après douze minutes de jeu, les Bleus étaient même menés 13 à 3 au terme de deux nouvelles pénalités de Sanchez ! Fin des débats ? Plutôt crever ! A la 19e, Brice Dulin amorçait une relance de ses vingt-deux mètres. Nicolas Mas, puis Maestri poursuivaient l'action. Michalak décalait alors Mermoz le long de la touche et celui-ci, d'un bras roulé inspiré, remettait la balle au centre du terrain. Clerc s'en saisissait au bond et marquait (10-13). Deux minutes plus tard, les Français remettaient le feu au Grand Stade. Sur un petit côté, Fritz choisissait de taper à suivre dans un deuxième rideau argentin vide de tout défenseur. Clerc s'en saisissait et aplatissait son deuxième essai de la soirée. Les Bleus repassaient devant au score (17-13) après vingt minutes de toute beauté. Le coup de rein de Yannick Nyanga ? Il intervint peu avant la mi-temps, moment que choisit le Toulousain pour s'échapper d'un maul pénétrant, prendre de vitesse Farias-Cabello et inscrire le troisième essai des Bleus (24-13).
Michalak, brillant
En début de deuxième mi-temps, le chassé-croisé Michalak/Sanchez se poursuivait. Après une action à dix temps de jeu des Pumas, les Français étaient logiquement sanctionnés par M. Walsh et le numéro 10 argentin réduisait le score (24-16). Michalak, soucieux de mettre le jeune ouvreur de l'UBB à sa botte, ripostait d'un drop majuscule une minute plus tard (27-16). Le rythme de la partie baissait alors d'intensité et quelques en-avant s'invitaient dans le chef d'oeuvre en cours. Sanchez et Michalak passaient deux nouvelles pénalités chacun. A 33-22, le suspens restait intact. Parra (entré en jeu à la 58e) et Michalak occupaient le terrain de façon parfaite, permettant à l'ouvreur des Bleus de faire définitivement le break par un nouveau tir aux buts (36-22). Les Pumas, accusant visiblement le coup, avaient alors un genou à terre. Agulla, victime d'un choc tête contre tête avec Mermoz, était même évacué du terrain. En fin de match, Frédéric Michalak, brillant samedi soir, achevait l'Argentine (39-22). Les Bleus quittaient le grand stade de la métropole lilloise sur un triomphe. Les coupeurs de tête samoans n'ont qu'à bien se tenir...





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