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XV de France

France-All Blacks, les notes - Fofana brille, pas Chouly ni Huget

Bulletin de notes: Fofana brille, pas Chouly ni Huget

Par Midi Olympique
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 10/11/2013 à 18:06 -
Par Midi Olympique - Le 10/11/2013 à 18:06
Faisant jeu égal avec les Blacks dans le combat, les Bleus sortent la tête haute. Si Fofana confirme qu’il est bien le grand centre de XV de France, Chouly a lui laissé filer un belle opportunité de s’installer alors que Maestri est apparu bien timide.
 

A LEUR AVANTAGE

Wesley Fofana est le facteur X de ce XV de France. Le joueur avec ce petit plus, qui gagne ses duels, ouvre des brèches pour ses camarades et permet à son équipe de jouer en avançant, sur les phases défensives comme offensives. Face aux All Blacks, le Clermontois a encore démontré toute l’étendue de son talent. Particulièrement incisif sur ses interventions défensives en début de match puis franchisseur au fur et à mesure que le match avançait, Fofana est aujourd’hui un élément incontournable du XV de France. Et une valeur sûre à l’étage international.

Titularisé pour son abattage défensif autour des rucks, Wenceslas Lauret a été omniprésent dans ce secteur. A son débit, des interventions offensives plus mitigées, avec plusieurs ballons perdus à la clé. Mais sa prestation dans le combat a été particulièrement précieuse. Entrés en jeu, Vahaamahina et Fickou ont également été à leur avantage.

AU RENDEZ-VOUS

Si les Bleus ont tenu tête aux Néo-Zélandais, c’est avant tout grâce à leur engagement dans le combat. Un registre dans lequel les deux premières lignes (Forestier-Kayser-Mas, puis Debaty-Szarzewski-Slimani) ont rempli leur mission, avec un ascendant lentement pris en mêlée fermée. Si Kayser a compensé ses difficultés relatives au contact par sa qualité technique en touche, Szarzewski a montré un visage opposé lors de son entrée en jeu: très remuant au cœur des rucks mais plus en difficulté dans ses lancers. Derrière eux, Papé et Dusautoir se sont énormément concentrés sur les zones de combat où ils n’ont pas donné leur part aux chiens.

Chez les trois-quarts, Dulin a été énormément sollicité et s'en est globalement bien sorti. S’il a pu régulièrement souffrir physiquement, face à une muraille défensive néo-zélandaise particulièrement agressive, il aura énormément tenté. A son débit, un jeu au pied pas toujours ajusté. Sur l’aile, Médard a beaucoup tenté et s’est montré à son avantage offensivement. Ailier opposé, il oublie en revanche de couvrir le fond du terrain sur le premier essai All Black. Fritz a été extrêmement précieux défensivement et plus discret en attaque.

La charnière, enfin, a livré une prestation honorable. Rémi Tales a compensé un jeu au pied assez faible par une attaque de ligne qui a déstabilisé à plusieurs reprises le rideau défensif néo-zélandais. Avec le costume de patron, Parra s’est montré inspiré et plutôt juste dans ses choix. "Son meilleur match en Bleu depuis que je suis sélectionneur", dira de lui Philippe Saint-André. Entrés en jeu pour seulement quelques minutes, Claassen et Doussain n’ont pas eu grand chose à faire.

DECEVANTS

Damien Chouly jouait gros et n’a pas entièrement convaincu. Paradoxalement, il s’est montré plutôt à son avantage dans le secteur où on le pensait en danger: les zones de contacts. A l’inverse, il est passé à côté dans des compartiments qui sont habituellement ses points forts: le replacement (coupable, avec Médard, d’une faute de couverture sur le premier essai néo-zélandais), l’adresse dans le jeu aérien avec un en-avant sous une chandelle pourtant trop longue et ce réflexe (talonnage à la main), sur la dernière mêlée alors que le ballon se trouvait bizarrement à droite de la mêlée française.

Face à un Retallick époustouflant, Maestri a souffert de la comparaison et s’est fait plus timide qu’à son habitude. Yoann Huget, enfin, a beaucoup tenté mais n’a jamais semblé entrer complètement dans le rythme de ce match, souffrant lui aussi cruellement de la comparaison avec son vis-à-vis direct, Charles Piutau.

Non-entré en jeu: Camille Lopez.

 
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